Cahiers d’études lévinassiennes

« Il y a peut-être une ouverture dans mon histoire, mais tout ce qui doit être trouvé là n’a pas encore été mis en valeur, il faut se méfier souvent des gens qui répètent ce qu’on leur ouvre, qui n’entrent pas là où l’ouverture doit se faire1.  »
Oui, cette ouverture seule permet l’imprévu des rencontres – celle, par exemple, qui a donné lieu à la fondation de l’Institut d’études lévinassiennes. Jamais Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy et moi-même, si différents, n’aurions pu nous allier dans la répétition ; nous n’étions pas – plus –, chacun à sa manière, devant le texte de Lévinas, fascinés mais reconnaissants. Condition de la fécondité. La phénoménologie – qui fut l’histoire de la pensée –, Lévinas, son judaïsme, conduisent simplement à l’ouverture… d’où il faut penser.
Il n’est pas étonnant que la décision qui « fera ouvrir nos livres fermés et nos yeux2 » se prenne d’abord à Jérusalem.

Benny Lévy  

1. Propos de Lévinas, in François Poirié, Emmanuel Lévinas, Actes Sud, coll. « Babel », 1996.
2. E. Lévinas, L’Au-delà du verset, Minuit, 1982.

Site de l’Institut d’études lévinassiennes : http://www.levinas.fr/