Avot et ses commentaires
Chapitre premier

Les Dix Paroles

Traduction de l’hébreu
et de l’araméen, introduction,
notes et scolies par René Lévy

192 p.

19,00 €

ISBN : 978-2-86432-808-7

Parution : septembre 2015

Avot, traité des « pères » ou des « principes », est le dernier de l’ordre Neziqin (« Des dommages »), et le quatrième des six que compte la Michna, première composante du talmud. Pourtant, ce n’est pas un traité comme les autres : il expose non des lois mais les sentences des premiers maîtres de la tradition juive orale, depuis celles des hommes du Grand Synode, héritiers des Prophètes, jusqu’à celles des maîtres de la Michna.

Sa portée n’est pas législatrice ni régulatrice mais réformatrice. Avot n’est pas un code, c’est un texte où l’on trouve moins des injonctions que des exhortations. Aucune n’induit à l’obéissance ; toutes invitent à la prudence ; ce sont toutes des sentences qui, pour n’être pas vaines, obligent à la réflexion, au lieu qu’il suffit aux lois, pour n’être pas vaines, d’obliger à l’action. Dépassement du légalisme par la morale, non seulement naturelle mais, plus encore peut-être, intime, invisible, inappréciable.

Notre texte original est celui du manuscrit Kaufmann qui représente, de l’avis des spécialistes, la leçon la plus ancienne. On y joint les variantes significatives des autres manuscrits et de l’editio princeps, reproduite dans l’édition de Vilna. Pour les commentaires, nous avons choisi de traduire intégralement les quatre plus consultés, ceux de Rachi (et du Pseudo-Rachi), Maïmonide, ‘Ovadia di Bertinoro (xve siècle) et Israel Lipschitz (xixe siècle).

Extrait

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Revue de presse

Actualité juive, 19 novembre 2015, par Jonathan Aleksandrowicz

Au milieu de traités talmudiques à vocation juridique, « le Traité des pères », qui compile les sentences des premiers maîtres de la tradition orale, expose en une série de maximes les fondements de la morale juive. Plus que le droit, c’est la perfection de l’humanité qui est visée. Les éditions Verdier publient une nouvelle... Lire la suite

Jerusalem Post, 18 novembre 2015, par Noémie Benchimol

Une autre lecture des Maximes des Pères

Une étude philologique du traité Avot qui en révèle toute la dimension

Le traité Avot, seule michna à ne pas avoir de guemara, d’ordinaire traduit en français sous le nom de Maximes des Pères, fait figure de traité de sagesse juive, avec tout ce que le terme... Lire la suite

Radio et télévision

« La revue des revues », par David Reinharc, avec Gilles Hanus, Judaïques FM, 30 septembre 2015.