Celui qu’on cherche habite juste à côté
Lecture de Kafka

Critique, linguistique

128 p.

13,18 €

ISBN : 978-2-86432-488-1

Parution : février 2007

Ce qu’écrit Kafka est à ce point clair, d’une clarté si stupéfiante qu’on en reste littéralement bouche bée, cloué, désemparé, voué au mieux à la répétition du texte. Les récits de Kafka racontent des histoires à première vue invraisemblables – comment un pont pourrait-il s’accrocher des mains à un côté de la paroi et des pieds à l’autre, et se retourner pour voir qui arrive, comment un homme peut-il se muer en scarabée. Rien de plus certain pourtant que ces invraisemblances, rien de plus saisissant que ces récits.
Kafka touche en effet, à chaque fois, le centre exact de la cible, tout ce qu’il écrit atteint le lecteur très précisément là où il ne peut plus rien dire. On est concerné par Kafka parce qu’il arrive où chacun commence, au point muet où se fait la parole du lecteur.
Ce que raconte Kafka porte sur cet informulable à l’origine du langage derrière quoi on ne peut pas se retourner. Ce qu’il écrit est si singulier que c’est d’emblée reconnaissable, sans référence à autre chose, et du coup parfaitement universel.

Revue de presse

Études, juillet 2007, par Gwendoline Jarczyk

« Quelqu’un avait dû calomnier Josef K., car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin » : ces premiers mots du Procès donnent le coup d’envoi de la « lecture de Kafka » que propose ce bel essai, « fruit d’une présence ininterrompue » : événement initial qui marque une vie en la plaçant « sous le fil de l’irrémédiable ».

Invitation à un... Lire la suite

La Quinzaine littéraire, 1er mars 2007, par Jean-Pierre Lefebvre

Un voisin intéressant

Sous un titre qui évoque de loin telle œuvre disparue des étalages (du genre La personne qui a trouvé le bonheur est priée de me le rapporter…), voire certaines facéties verbales à la Pierre Dac (« Mieux vaut s’enfoncer dans la nuit qu’un clou etc. »), Georges-Arthur Goldschmidt fait retour sur Kafka après de... Lire la suite