Entretiens avec Georges Charbonnier
et autres dialogues, 1946-1959

Philosophie

Transcription, avant-propos et annotations de Jérôme Melançon

448 p.

24,00 €

ISBN : 978-2-86432-894-0

Parution : octobre 2016

À travers cette série d’entretiens et d’articles qui courent de la fin de la guerre au milieu des Trente Glorieuses, on retrouve le Merleau-Ponty d’Humanisme et Terreur et des Aventures de la dialectique, un philosophe engagé dans les questions politiques et sociales de son temps.
Après la Libération, dans une France qui entre de plain-pied dans la modernité, prise dans la tourmente de la Guerre froide qui voit s’affronter modèle américain et modèle soviétique, comment trouver une voie nouvelle pour la démocratie sans renoncer aux espoirs d’avant-guerre ? Comment penser la question de l’engagement et le rôle du philosophe dans une société en pleine mutation ?
À la notion d’adversaire, qui suppose un conflit, Merleau-Ponty  substitue celle d’adversité, inspirée de l’expérience de l’artiste qui, face à la résistance du matériau, ne saurait cependant renoncer à l’élaboration de l’œuvre. Ainsi, le philosophe engagé s’exerce-t-il en toute chose, en tout événement, à rechercher la voie d’un « progrès de conscience ».
Au fil des conversations, il témoigne de l’expérience des Temps modernes et de son compagnonnage avec Sartre, de la genèse de la phénoménologie, de sa passion pour la littérature et les arts, mais aussi de ses réflexions sur la psychanalyse ou de son regard sur l’Afrique et Madagascar à la veille de l’indépendance.

Extrait

 

Revue de presse

Philosophie magazine, décembre 2016, par Guillaume Cot

Pensée phénoménale

« Maurice Merleau-Ponty, […] quels sont les rapports du phénoménologue avec le vécu ? » Cette question, l’universitaire et critique Georges Charbonnier semble la poser tout au long de ces entretiens. Publiés pour la première fois intégralement, ils constituent un document précieux, sur une époque (1946-1959) et une œuvre fécondes. On découvre au fil des pages... Lire la suite

Le Monde, 27 octobre 2016, par Roger-Pol Droit

Journaux, radio, philo, Merleau

Longtemps, la philosophie a préféré l’éternel. De l’actualité, elle n’avait rien à dire, comme si les gesticulations de l’histoire n’étaient que l’écume du monde. Socrate pouvait bien s’entretenir, dans la rue, des décisions politiques du jour, il n’était pas censé parler, en ce cas, en philosophe. Aux idées appartenait la longue...

Radio et télévision

« Deux minutes papillon », par Géraldine Mosna-Savoye, France Culture, 4 octobre 2016.