Federico ! Federico !

Collection jaune

288 p.

16,00 €

ISBN : 978-2-86432-686-1

Parution : mai 2012

Octobre  56. Tandis qu’on fête le mariage d’Alfred et Marinette, les deux commis de l’alimentation générale Lorca – épicerie fine, légumes secs, produits d’Espagne, détail et demi-gros – dans la grande salle des Combattants à Bordeaux, Karim, jeune Algérien nouvellement exilé, attend le Kabyle – son unique contact qu’il ne connaît pas. Plus tard, son destin croisera brièvement celui de Maxime, l’étudiant anticolonialiste appelé sur le théâtre des opérations à combattre le FLN et les indépendantistes.
Dans une alternance de scènes burlesques et dramatiques, le jeune Federico, l’enfant récitant de la famille Lorca, fait son apprentissage : il est le témoin de cette France qui aspire à la modernité en même temps qu’elle se trouve confrontée à la tragédie de la guerre.
Le romancier, qui nous donne à voir un reflet éclaté et très diversifié de cette période troublée, évoque avec finesse le déchirement des consciences autant que la vitalité et l’allégresse qui règnent dans la petite société des commerçants de la Halle.
Le style, construit sur une oralité subtilement travaillée, donne à ce roman un ton vivant et un caractère très singulier.

Extrait

Tuer un homme. Il lui faudrait ne penser qu’aux gestes à accomplir, bien respirer, garder à chaque seconde le plus grand calme, s’approcher, surprendre, appuyer sur la détente. Karim se répétait la scène, ne parvenait pas à croire que cela lui arrivait, peut-être qu’à la guerre, au combat, sur des ombres lointaines, il aurait pu tirer mais là, il s’agissait d’une exécution de sang-froid. Le Kabyle avait raison, ce type était devenu un ennemi et il agissait de façon dangereuse mais c’était un Algérien comme eux, il avait une famille lui aussi et il viendrait s’ajouter à la liste interminable des morts de cette lutte. Ali l’électricien, l’avait-il seulement croisé déjà ? Karim sentait son corps tétanisé, immobile et glacé dans le lit, et son esprit qui tourbillonnait, à partir de maintenant sa vie allait changer.

Revue de presse

Olé !, 26 septembre-10 octobre 2012, par Daniel Bégard

Les opportunités commémoratives auront suscité l’intérêt des éditeurs pour une période, généralement occultée, celle de la fin des années cinquante, temps de troubles et d’incertitudes notamment ceux qui sont liés à la guerre d’Algérie. Le roman de François Garcia est en marge de cette perspective dans la mesure où cet auteur mène l’écriture d’une sorte... Lire la suite

La Provence, 19 août 2012, par Jean-Rémi Barland

Le miroir brisé des années 1950

C’est un roman à la fois drôle et grave. Puisant dans ses propres souvenirs les rouages de sa fiction, François Garcia poursuit avec Federico ! Federico !, une sorte d’autobiographie littéraire commencée avec Jour de marché dont l’action se déroulait déjà dans la ville de Bordeaux. La voix qui nous parvient... Lire la suite

Le Monde des livres, 13 juillet 2012, par Catherine Simon

L’Algérie, si loin, si proche de la Garonne

Fluide, chaloupée, la langue de François Garcia fait revivre le Bordeaux populaire des années 1950.

Raconter la ville de Bordeaux a l’heure de la guerre d Algérie – et pourquoi pas Marseille ou Lille ? Parce que l’auteur, François Garcia, est bordelais, bien sûr ! Comme le jeune Emilio de... Lire la suite

Lire, juin 2012, par Christine Ferniot

Génération exposée

Entre quotidien et tragédie, un tableau de la France des années 1950 vues par un enfant.

À l’épicerie Lorca, on vend essentiellement des produits d’Espagne : barriques d’olives, bidons de piments, mais aussi morues séchées et salées, sacs de haricots et biscuits de toutes sortes. Près de la grande halle, au cœur de... Lire la suite

Sud-Ouest, 27 mai 2012, par Olivier Mony

Un enfant aux Capucins

Un quartier et une époque, celle des « événements » d’Algérie, dépeints à travers le regard tout sauf naïf d’un enfant. L’auteur bordelais de Jours de marché livre ici son troisième roman. Celui de la maturité.

Bordeaux, années 1950. En ce temps-là, le ventre de la ville était son cœur. Battant aux... Lire la suite

La Montagne, 13 mai 2012, par Daniel Martin

Mariage et enterrement

La guerre d’Algérie, vue de métropole. Au croisement entre la vie ordinaire, indifférente, et le drame d’individus engagés.

Comment vivait-on la guerre d’Algérie dans la province française des années 1956-1957 ? Que disait-on de ces « événements », des attentats ou du départ des appelés ? Autant de questions qu’aborde François Garcia dans ce roman... Lire la suite

Le Figaro magazine, 11 mai 2012, par Olivier Mony

Bordeaux la blanche

Bordeaux, fin des années 1950. Alors que les « événements » d’Algérie font peser sur tout et chacun, sur chaque conscience aussi, comme un sombre pressentiment de désastre, quelques personnages comme surgis d’un fond de scène errent dans les rues de la ville à la recherche d’une cause, d’un amour, d’un destin. Il y... Lire la suite

Livres hebdo, 27 avril 2012, par Alexandre Fillon

L’oreille et la plume

Ancien torero, médecin généraliste, François Garcia publie son troisième roman avec la guerre d’Algérie en toile de fond.

En sortant de la librairie Mollat, à Bordeaux, il faut prendre garde au tramway. Devant un immeuble situé juste en face, rue Vital-Carles, une plaque indique : « Cabinet de médecine générale, homéopathie, acupuncture,... Lire la suite

Radio et télévision

« Tout feu, tout flamme de l’invité », présentation de Jean-Michel Mariou, France Culture, mercredi 18 juillet 2012, de 8 h 50 à 9 h.