Illusions perdues
Les Deux poètes. Du manuscrit de Balzac à l’édition « Furne corrigé »

Critique, linguistique

En couleurs, 23 x 30 cm

240 p.

38,54 €

ISBN : 978-2-86432-576-5

Parution : octobre 2010

Au cœur de La Comédie humaine, Illusions perdues est, selon la belle formule de son auteur, « l’œuvre capitale dans l’œuvre ». Ce titre mythique englobe trois romans conçus, rédigés et publiés à des époques différentes mais unis par un même ­souffle créateur : Les Deux Poètes (1837), Un grand homme de province à Paris (1839), Les Souffrances de l’inventeur (1843).
Le manuscrit dont nous présentons le fac-similé, celui des Deux Poètes, a porté à lui seul le titre Illusions perdues, qu’il a cédé, en 1843, à la réunion par Balzac des trois romans dans la première édition de La Comédie Humaine ­ (édition « Furne »).
Honoré de Balzac est l’un des tout premiers écrivains français à avoir entrepris de conserver les manuscrits de ses œuvres publiées. Il les faisait relier et les transformait en dons et offrandes privées. Mémoire de l’invention, mise en scène du mouvement de l’écriture, présence de versions simultanées ou concurrentes, ils enseignent une vérité tout en construisant un certain rapport à soi du sujet de l’écriture. Annonçant au marquis Félix de Saint-Thomas l’envoi à sa mère de l’un deux, l’écrivain évoque les personnes « qui veulent bien attacher du prix à ces sortes de langes où se remue la pensée, où elle fait sa toilette, et que je jetais au feu autrefois ».

Revue de presse

Art press, février 2011, par Jacques Henric

Honoré de Balzac, Illusions perdues

C’est sur l’écran lumineux de mon ordinateur, en tapotant sur les touches (autrement plus silencieuses que les frappes sur celles de mon ancienne machine à écrire Hermès) que je me propose de rendre compte de cette « ode au papier » que les éditions Verdier présentent dans un superbe volume qui inaugure... Lire la suite

Libération, 16 décembre 2010, par Claire Devarrieux

« Ce Séchard était un ancien compagnon pressier, que dans leur argot typographique les ouvriers chargés d’assembler les lettres appellent un Ours. » Illusions perdues, qui met en scène le fils Séchard et le futur écrivain Lucien de Rubempré, deux garçons d’Angoulême chargés de représenter chacun un aspect de l’auteur, est entièrement nourri de la passion de Balzac pour... Lire la suite

Le Monde, 10 décembre 2010, par Alain Beuve-Méry

Balzac à l’œuvre

« Œuvre capitale », selon Honoré de Balzac, Illusions perdues est au sein de La Comédie humaine,le roman qui met en représentation la littérature et ses conditions de possibilité. Pour tous les balzaciens, son manuscrit, qualifié de «  calme » par Stéphane Vachon, est l’un des plus spectaculaires et passionnants de l’écrivain. Acquis en 1882 par le bibliophile... Lire la suite

L’Humanité, 10 décembre 2010

Ce roman, un des moyeux de la Comédie humaine, est en fait, dans l’édition que nous connaissons, la réunion de trois œuvres au départ indépendantes, « Les Deux Poètes », « Un grand homme de province » et « Les Souffrances de l’inventeur ». Les aventures d’un jeune homme venu tenter sa chance à Paris par la littérature et le journalisme sont le... Lire la suite

Télérama, supplément, 1er décembre 2010

Aux yeux de l’écrivain, Illusions perdues constituait « l’œuvre capitale dans l’œuvre », le cœur même de la Comédie humaine. Les Illusions comprennent trois romans : « Les Deux Poètes » (1837), « Un grand homme de province à Paris » (1839), « Les Souffrances de l’inventeur » (1843). C’est au premier des trois que s’intéresse ce bel ouvrage sur papier mat, qui propose, en fac-similé, le manuscrit du livre – Balzac... Lire la suite

Lire, décembre 2010, par Philippe Delaroche

Soit 97 feuillets d’un papier vergé où, en juin 1836 au château de Saché puis la dernière semaine de novembre à Paris, Balzac coucha « Les Deux Poètes », la première des trois parties du roman qui s’intitulera Illusions perdues – « l’œuvre capitale dans l’œuvre », dira-t-il. L’éclat de ce diamant noir le vengea de sa faillite d’imprimeur. Il envoûte sa Comédie... Lire la suite

Le Magazine littéraire, décembre 2010, par Chloé Brendlé

Balzac, ratures d’art

Balzac fut la terreur des imprimeurs pour ses nombreux ajouts et ratures de « dernière minute ». Il fut aussi l’un des premiers romanciers à conserver ses manuscrits, et même à les offrir. Pour son premier opus, la nouvelle collection des éditions Verdier, « Fondation empreinte », nous fait découvrir me manuscrit et l’édition corrigée de... Lire la suite

Radio et télévision