La Claire Fontaine

Verdier/poche

Roman

144 p.

7,00 €

ISBN : 978-2-86432-870-4

Parution : mai 2016

(collection d'origine :
Collection jaune)

L’homme qui venait de franchir la frontière, ce 23 juillet 1873, était un homme mort et la police n’en savait rien. Mort aux menaces, aux chantages, aux manigances. Un homme mort qui allait faire l’amour avant huit jours.

En exil en Suisse, Gustave Courbet s’est adonné aux plus grands plaisirs de sa vie : il a peint, il a fait la noce, il s’est baigné dans les rivières et dans les lacs. On s’émerveille de la liberté de ce corps dont le sillage dénoue les ruelles du bourg, de ce gros ventre qui ouvre lentement les eaux, les vallons, les bois.

Quand il peignait, Courbet plongeait son visage dans la nature, les yeux, les lèvres, le nez, les deux mains, au risque de s’égarer, au risque surtout d’être ébloui, soulevé, délivré de lui-même.

De quel secret rayonnent les années à La Tour-de-Peilz, sur le bord du Léman, ces quatre années que les spécialistes expédient d’ordinaire en deux phrases sévères : Courbet ne peint plus rien de bon et se tue à force de boire ?

Ce secret, éprouvé au feu de la Commune de Paris, c’est la joie contagieuse de l’homme qui se gouverne lui-même.

 

Cet ouvrage a reçu un des sept prix suisses de littérature 2014, le prix Marcel-Aymé 2013, ainsi que le prix Thyde-Monnier de la SGDL 2013.

Extrait

 

Revue de presse

Le Point, 23 novembre 2016, par Marine de Tilly

Cure de jouvence

Les dernières années de Gustave Courbet sont, au mieux, résumées ainsi : « Poursuivi par la haine officielle, Courbet doit se réfugier en Suisse, où il meurt le 31 décembre 1877 », et, au pire ; expédiées en une phrase sévère : « Courbet ne peignit plus rien de bon et se tua à force de boire. » Heureusement, pour... Lire la suite

Le Magazine Littéraire, juillet 2016, par Camille Thomine

Au bain avec Courbet

Une évocation aussi resserrée que sensuelle des dernières années du peintre.

Des dernières années du peintre d’Ornans, celles de l’âpres-Vendôme et de la fuite en Suisse, la critique retient le plus souvent les épreuves, et le déclin, comme en témoignent ces lignes lapidaires, signées le musée d’Orsay « Courbet sombre dans... Lire la suite

La Côte, 1er juillet 2016, par Daniel Bujard

La Suisse de Gustave Courbet

Publié en format poche, le roman de David Bosc revient sur les dernières années du peintre au bord du Léman.

La beauté diaphane du verbe tire quelquefois ses traits de la rigueur et de l’exigence, comme celle qui se dégage du roman de David Bosc, intitulé La Claire Fontaine.... Lire la suite

Le Matricule des anges, juin 2017, par Christine Plantec

« Au mur de son atelier, à Paris, Courbet avait affiché une liste de règles : 1- Ne fais pas ce que je fais 2- Ne fais pas ce que les autres font 3- Si tu fais ce que faisait Raphaël, tu n’auras pas d’existence propre 4- Fais ce que tu vois et ce que tu ressens,... Lire la suite

Radio et télévision

« Nova Book Box » (24’00), par Richard Gaitet, Radio Nova, 17 octobre 2016.