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La Sagesse de Ben Sira

Les Dix Paroles

Traduction de l’hébreu, introduction et annotations par Charles Mopsik

384 p.

25,36 €

ISBN : 978-2-86432-394-5

Parution : août 2004

La Sagesse de Ben Sira (dénommé aussi Ecclésiastique ou Siracide) a été écrit à Jérusalem vers 180 avant l’ère chrétienne. Ce livre de sagesse cité dans le Talmud, qui contient aussi un résumé des grands épisodes bibliques, ainsi que des hymnes et des prières, est inclus dans la Bible catholique, mais il est considéré par les juifs et les protestants comme un livre apocryphe, extérieur au canon. Il a été connu pendant longtemps à travers la traduction grecque qu’en fit le petit-fils de l’auteur et qui a été incluse dans la Septante. À la fin du dix-neuvième siècle, des fragments en langue originale, l’hébreu, furent retrouvés (notamment dans la Génizah du Caire), et par la suite d’autres fragments vinrent s’ajouter aux premières feuilles identifiées. Si bien qu’aujourd’hui on dispose des deux tiers de l’ouvrage.

Le volume propose pour la première fois une traduction intégrale de l’ensemble des fragments hébreux retrouvés à ce jour, dont les derniers ont été identifiés en 1988. Des notes abondantes, surtout philologiques et historiques, accompagnent la traduction, et une introduction tente de présenter au lecteur un dossier complet concernant aussi bien la pensée contenue dans l’ouvrage, son histoire, que les problèmes que pose à l’historien l’interprétation. Le contexte oriental et méditerranéen des livres de sagesse dans lequel le recueil de Ben Sira s’inscrit fait l’objet d’une attention particulière, ainsi que les influences qu’il a exercées aux origines de la pensée rabbinique dans les premiers siècles de l’ère commune.

Revue de presse

Bulletin critique du livre en français, novembre 2004

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, on ne connaissait La Sagesse de ben Sira, le Siracide, qu’à travers les traductions grecques, latines et syriaques. Mises à part quelques citations éparses dans le Talmud et la littérature rabbinique, les juifs eux-mêmes avaient perdu la trace d’un original hébreu. C’est avec la découverte de la genizah de la synagogue Ezra du Caire... Lire la suite