l_amant_des_morts
L’Amant des morts

Collection jaune

96 p.

9,94 €

ISBN : 978-2-86432-544-4

Parution : août 2008

Jérôme Alleyrat avait seize ans quand son père prit l’habitude de coucher avec lui, et lui avec son père. La mère a décidé de s’enfuir. Quand il arrive à Paris, un matin de septembre 1991, il a vingt ans.
À cette date, l’épidémie de sida bat son plein. Peu concerné par cet événement, tout entier concentré sur la quête d’un plaisir qui frôle l’anéantissement de soi, Jérôme est arrêté au beau milieu de son accomplissement par l’irruption sous son toit de la maladie, en l’espèce : son voisin de palier qu’il recueillera, soignera, accompagnera jusqu’à la fin.
De cet épisode fondateur découlera l’orientation de sa vie tout entière.
Sa trajectoire remet au centre de notre attention ce qui désormais a disparu derrière le rideau de fumée de la réification triomphante : le goût du sexe, l’élan vers l’autre, la tentation du bien…

 

Cet ouvrage a reçu le prix de l’Estuaire 2009, ainsi que le prix Thyde-Monnier de la SGDL 2008.

Extrait

 

Un extrait de L’Amant des morts lu par l’auteur :

Revue de presse

Hétéroclite (Lyon, Saint-Étienne, Grenoble), nº 31, février 2009, par Renan Benyamina

Paru à l’occasion de la rentrée littéraire de septembre dernier, il est incompréhensible que L’Amant des morts se soit fait voler la vedette par La Meilleure Part des hommes de Tristan Garcia (agréable à lire cependant). Les deux livres ont pour point commun de parler du sida. Mais quelle délicatesse, quel lyrisme et quelle intelligence dans l’ouvrage de Mathieu... Lire la suite

Contre-Jour : cahiers littéraires, nº 17, 2008-2009, par Étienne Beaulieu

Nous en sommes là

On peut entendre dans l’œuvre de Mathieu Riboulet l’écho d’une catastrophe apparemment privée mais dont les répercussions ne se limitent aucunement à la singularité autofictionnelle de l’auteur. Oui, il est question d’homosexualité et de sida dans ces courts récits, à pleines pages, et de désir aussi, dans des descriptions qui rejouent... Lire la suite

La Lettre de la Société des gens de lettres, décembre 2008, par Jean-Claude Bologne

Mathieu Riboulet – Bourse Thyde Monnier

L’Amant des morts, c’est avant tout un ton, une évidence de tragédie grecque, où les personnages endossent leur destin sans se débattre. Un souffle épique, par moments, passe dans ces phrases qui semblent échapper à la plume de l’auteur pour dire la vie, l’amour, la mort, les forces les plus élémentaires. Un... Lire la suite

La Montagne (Clermont-Ferrand), 30 octobre 2008, par Daniel Martin

Mathieu Riboulet : Au péril la vie

L’autre roman sur les années Sida.

Pourquoi ce livre remarquable ne fait-il pas événement ? Ce n’est pas à cause de son sujet. D’autres traitent du Sida, de l’homosexualité (Tristan Garcia et Jean-Baptiste del Amo) et sont couverts d’éloges. Serait-ce en raison des premières phrases, abruptes : « Le père de... Lire la suite

Le Monde des livres, 23 octobre 2008, par René de Ceccatty

Une effrayante liberté

Quand Mathieu Riboulet marie la sentimentalité poétique au réalisme le plus cru.

Dix ans après la mort de Julien Green, quelques mois après celle de Tony Duvert, si triste, si discrète, suscitant un curieux requiem consensuel, voici surgir une voix qui rappelle les leurs. Ces deux parrainages pourraient paraître incompatibles, tant... Lire la suite

La Quinzaine littéraire, 16 octobre 2008, par Hugo Pradelle

La Bienveillance

Le nouveau roman de Mathieu Riboulet s’écrit au nom des morts, de tous les morts, de la famille, des étrangers, au nom de la vie, autant. Il se fait mémorial et aventure, il aborde l’intime, l’insatiable besoin de compassion et de vigilance face à la mort et à l’amour.

À partir du... Lire la suite

Vient de paraître, octobre 2008, par Thierry Guichard

C’est un diamant noir que ce huitième livre de Mathieu Riboulet : dans sa tension, dans sa fulgurance et sa rage, dans l’implacable force de sa prose. Nous sommes dans les années 1980 et dans le trou du cul du monde : la Creuse. Jérôme est né du fruit de l’accouplement d’un bûcheron taraudé par le désir... Lire la suite

Page des libraires, octobre 2008, par Stanislas Rigot, Librairie Lamartine (Paris 16e)

Au nom du père

En apparence énième variation du classique destin du jeune provincial gagnant la capitale, L’Amant des morts se révèle d’un lyrisme trouble, qui, longtemps après avoir refermé le livre, continuera de vous hanter.

Jérôme Alleyrat est né dans une ferme au bord de la Creuse, d’une mère qui n’a pas voulu de la... Lire la suite

Le Matricule des anges, octobre 2008, par Thierry Guichard

Ecce homo (extrait du Dossier Mathieu Riboulet)

On est d’abord dans quelque chose de brutal, un incipit jeté au lecteur pour le dissuader de poursuivre s’il n’aime ni la terre sombre des ancêtres, ni la sueur animale des corps, et moins encore le sexe et l’inceste homosexuel vécus comme un abandon. Dans la phrase qui... Lire la suite

Télérama, 20 août 2008, par Marine Landrot

Mon père, ce bourreau

 Après l’inceste, Jérôme tente de se reconstruire. Court et dense comme une tragédie antique.

Entre la soumission et le consentement, il n’y a qu’un pas, que Jérôme franchit pour survivre aux assauts sexuels de son père, pour supporter ce « corps sans regard » qui l’avilit dans le silence de leur maison... Lire la suite

Têtu, septembre 2008, par Baptiste Liger

Jérôme Alleyrat a 14 ans quand, sans étonnement ni émoi particuliers, il tombe amoureux du garçon de ferme du hameau voisin. Il n’en a que 16 quand son père, témoin des premiers épanchements du fils, prend l’habitude de coucher avec lui. La mère, abandonnant père et fils à la force souveraine de leurs étreintes, décide... Lire la suite

Radio et télévision

« Du jour au lendemain », par Alain Veinstein, France Culture, mardi 28 octobre 2008 à 23h30

« Des mots de minuit », par Philippe Lefait, France 2, mercredi 24 septembre 2008 à 0h30

« Tout arrive ! », par Arnaud Laporte, France Culture, vendredi 5 septembre 2008 à 12h50