Le Commentaire sur la Torah
Tseenah ureenah

Verdier/poche

Traduction du yidich et annotation par Jean Baumgarten. Première édition épuisée (parue dans la collection « Les Dix Paroles », 1987)

960 p.

25,16 €

ISBN : 978-2-86432-546-8

Parution : août 2008

Commentaire en yidich du Pentateuque, le Tseenah ureenah fut composé au XVIIe siècle. Cet ouvrage demeure l’un des textes les plus populaires de la littérature en langue yidich et, au-delà, de la littérature juive. Son intérêt réside surtout dans la prodigieuse variété de son contenu qui rassemble de nombreux aspects de la vie et de la tradition juives. Fondé sur une explication de la paracha alliant le pchat (sens obvie) et le drach (sens interprétatif), le texte intègre une multitude de sources : les principaux commentaires de la Torah (Rachi, Nahmanide et surtout Bahya ben Acher), des fragments midrachiques dont le choix révèle l’originalité de l’auteur, des aggadot ou récits talmudiques, sans oublier des considérations sur les pratiques et la Loi (liées aux minhogin seforim) ou encore des passages éthiques (liés aux muser seforim). En cela, Le Commentaire sur la Torahconstitue une véritable encyclopédie de la pensée et de la tradition juives. Il ne s’agit pas cependant d’une simple paraphrase ou d’une adaptation littérale, mais tout au contraire, d’une libre réécriture, originale et fidèle aux sources hébraïques.
Écrit dans un style simple, clair, privilégiant le récit, les dialogues et la narration, Le Commentaire sur la Torah est une œuvre très vivante et d’une profonde unité. Destiné à l’origine aux hommes et aux femmes qui avaient une connaissance insuffisante de l’hébreu, il fut rédigé pour leur permettre l’accès aux sources saintes. Il nous plonge au cœur de la foi et des croyances juives. C’est le guide par excellence pour s’initier à la beauté des commentaires de la Torah et comprendre l’essence de la sagesse d’Israël.

Revue de presse

Communauté nouvelle, janvier 1988, par Sylvie-Anne Goldberg

Comment, au-delà des lettrés, la culture juive s’est-elle transmise au fil des générations ? Comment l’humble savetier ou le retourneur de vieux vêtements qui ne comprenaient ni l’un ni l’autre l’hébreu ou l’araméen, eurent-ils néanmoins accès aux exégèses savantes des maîtres ? Quelle était la clef permettant à la masse des non-érudits d’ouvrir la porte des écrits... Lire la suite