Le Dit des Heiké
Cycle épique médiéval des Taïra et des Minamoto, II

Verdier/poche

Traduit du japonais par René Sieffert

864 p.

22,80 €

ISBN : 978-2-86432-596-3

Parution : février 2012

Après Le Dit de Hôgen et Le Dit de Heiji, voici le troisième volet de la grande trilogie classique du Moyen Âge japonais, Le Dit des Heiké. Il s’agit de la version épique des événements qui ont bouleversé les structures politiques et sociales du Japon dans la seconde moitié du xiie siècle, à savoir l’intrusion dans la vie politique des deux clans guerriers des Taïra (ou Heiké) et des Minamoto (ou Genji), et de leur affrontement pour le contrôle d’un pouvoir qu’ils avaient arraché au clan aristocratique des Fujiwara, étroitement lié à la maison impériale. Le Dit des Heiké conte l’irrésistible ascension des Heiké, leur pouvoir absolu jusqu’à la mort de Kiyomori, le soulèvement des Genji, l’écrasement définitif des Heiké et l’instauration d’un nouveau système politique, le gouvernement des shôgun de Kamakura au bénéfice de Minamoto no Yoritomo (1147‑1199). Ces récits constituent la source où puiseront, à toutes les époques, les romanciers et les dramaturges. Ils étaient à l’origine colportés par des aveugles, les « moines au biwa », qui les racontaient partout, village ou château, à travers l’archipel.

Un épisode du Dit des Heiké a été porté à l’écran par Kenji Mizoguchi en 1955 sous le titre Le Héros sacrilège.