le_jour_et_l_heure
Le Jour et l’Heure

Collection jaune

Proses

160 p.

13,79 €

ISBN : 978-2-86432-296-2

Parution : septembre 1998

Cette expression de carnet de bord, qui définit au plus juste la nature des écrits par lesquels je m’efforce de mieux respirer le temps qui passe, désigne bien en effet la position de « tout moi » à l’instant où j’écris : à ces heures de pointe de mon existence, je me tiens juste au bord, sur le tranchant de moi-même. Car c’est là, sur le fil de son avancée ultime, que l’attention trouve la meilleure occurrence pour prendre son vol.
Ainsi mon carnet de bord ne s’étend-il à perte de vue dans mon dos et sous mes pieds que pour, brusquement, faire face au « gain de vue », au grand ouvert, qui peut être suffocant ou éblouissant.
Je me tiens à la latitude et à la longitude de son à-pic, surplombant ce trop-plein qu’aussi bien on appelle le vide.
Et alors, je laisse venir ce qui vient. Ne prenant pas plus au sérieux l’écriture que je ne saurais la négliger.
Le combustible auquel je me réchauffe et me reconstitue, ce sont les mots qui s’articulent sans bruit dans la chambre d’échos qui s’ouvre à moi juste au bord du carnet.

Revue de presse

Lire, octobre 1998, par Bernard Morlino

Le Jour et l’Heure, « carnet de bord » des allées et venues de Gil Jouanard, relève d’une minutie clinique. Dans la lignée des Papiers collés de Georges Perros, il fait aussi écho à L’Heure de la sensation vraie de Peter Handke. […] Apôtre de la nuance, Jouanard passe au scanner tout ce qui lui est périphérique. La grâce contre la pesanteur.... Lire la suite

Le Quotidien jurassien, 19 septembre 1998, par Josiane Bataillard

Descriptions et réflexions s’entremêlent, on sent l’auteur agacé ou goguenard quelquefois, drapé dans sa certitude que l’homme va « du rien absolu au néant parfait » ; un brin de désabusement, une trop brusque radicalité nous porteraient à penser qu’il s’exténue en « désesperrance » (quête de l’« origine », de l’« épanouissement d’une clarté sans illusions ») s’il n’était sincère.

Le mot voyage... Lire la suite

La Marseillaise, 29 août 1998, par Frédéric Joly

C’est de la simplicité et de la densité du regard porté sur les êtres et les choses que dépend ici la qualité des sensations, des impressions et des intuitions couchées sur le papier. Un regard ne répugnant jamais quand il se porte sur les êtres à utiliser l’ironie, rarement féroce, s’attachant surtout aux « signes » toujours... Lire la suite

Radio et télévision

« Un livre, des voix », par Claude Mourthé, France Culture, 9 novembre 1998

« Du jour au lendemain », par A. Veinstein, France Culture, 16 septembre 1998