Le Neveu de Lacan
Satire

Philosophie

384 p.

22,82 €

ISBN : 978-2-86432-390-7

Parution : mars 2003

Non pas un pamphlet, mais une satire.
Non pas des ennemis, mais des ridicules.
Un psychanalyste filme le mouvement de la vie intellectuelle et politique au début du vingt et unième siècle. Ce n’est pas sa spécialité, et c’est justement ce qui donne à son style une « vigueur hybride ».
Le point de départ : la première page du Monde. Le 21 novembre 2002, elle est consacrée aux « nouveaux réactionnaires ». Cela, en l’honneur du tout petit livre (96pages) d’un inconnu, Daniel Lindenberg : il « brouille les familles intellectuelles », assure le journal. JAM trouve cela étrange. Il lit l’ouvrage, y découvre son nom, se pique au jeu, tire le fil jour après jour. Dans l’élan, il réfléchit sur l’actualité, la gauche, la droite, la guerre, publie dans la presse, commente toute une littérature d’hier et d’aujourd’hui. Quête obstinée, à tâtons dans les ténèbres. Elle débouche sur l’invention d’une « Académie des sciences immorales et politiques », la rédaction d’un canular normalien, et un étrange dialogue avec lui-même.
L’auteur croit avoir traversé les apparences.
Il se retrouve, non sans gaieté, au pays des merveilles.

Revue de presse

Livres hebdo, 21 mars 2003, par Jean-Maurice de Montremy

Comment en parler ?

[…] Jacques-Alain Miller, avec son Neveu de Lacan (Verdier), ne s’embarrasse donc pas de précautions. Gendre de l’illustre psychanalyste, universitaire, partie prenante du débat et du « pouvoir », il prend prétexte du livre de Daniel Lindenberg pour analyser l’émoi suscité par Les Nouveaux Réactionnaires. Il en découd avec l’ancienne mouvance communiste (Lindenberg, jadis, fut de cette école).... Lire la suite

Marianne, mars 2003, par Maurice Szafran

Miller (Jacques-Alain), intelligence et rire

Une « enquête » idéologico-littéraire sur les « nouveaux-réacs ». Cible de choix : les Jésuites.

C’est à n’en pas douter le livre le mieux écrit, le plus intelligent et le plus drôle du moment. Il est en effet rarissime qu’un écrivain – et Jacques-Alain Miller, psychanalyste de son état, occupe désormais ce rang – réussisse à construire... Lire la suite

Le Monde des livres, 3 avril 2003, par Roger-Pol Droit

Question de style

Il y a déjà quelque temps, Jacques-Alain Miller s’est réveillé. Sans doute ne s’était-il pas à proprement parler assoupi pendant une vingtaine d’années. Mais il avait cessé de faire de sa raison un usage public. Rien ne manifestait l’acuité de son intelligence ni la facilité de sa plume, les travaux lacaniens en... Lire la suite

Le Point, 11 avril 2003, par Jean-Paul Enthoven

Le grand décrypteur

Quand le psychanalyste Jacques-Alain Miller fait le ménage dans l’idéologie française…

Pour le grand public, Jacques-Alain Miller n’a pas encore la notoriété qui lui est due et à laquelle, sans doute, il aspire. Gendre de l’illustre Lacan, frère du médiatique Gérard, il s’est niché (depuis un bon tiers de siècle) dans... Lire la suite

Libération, 16 avril 2003, par Philippe Lançon

La déroute de l’homme de gauche

En 1966, Mao Zedong lance la révolution culturelle à partir de la critique d’une pièce de théâtre sans importance jouée à Shanghai. En septembre octobre 2001, le psychanalyste Jacques Alain Miller organise son retour sur la scène intellectuelle en prenant prétexte d’une infime querelle avec la Revue française de psychanalyse. Il... Lire la suite

Le Nouvel Observateur, 17 avril 2003, par Aude Lancelin

Le retour de Jacques-Alain Miller. Divan le terrible

Gendre de Lacan et éditeur de ses Séminaires, le psychanalyste publie, après trente ans de discrétion médiatique, une satire de l’affaire des « nouveaux réacs ».

C’était avant que les lourdes épaules étoilées du général Tommy Franks n’obstruent tous les écrans, avant l’assaut contre Le Monde, c’était il y... Lire la suite