Les Intermittences de l’être

Philosophie

96 p.

12,68 €

ISBN : 978-2-86432-574-1

Parution : mars 2009

Cette lecture du Sophiste se concentre sur le passage central du texte de Platon qui vise à établir la définition du sophiste : passage particulièrement ardu, où Platon critique d’autres doctrines contemporaines et semble même déplacer certaines de ses propres thèses.
Le passage est déclenché par la nécessité de déterminer la possibilité d’une parole fausse, mensonge ou habileté, pour débusquer le sophiste sur son propre terrain.
Il faut qu’il soit possible de dire ce qui n’est pas. Pour cela il faudra admettre l’idée apparemment paradoxale d’un être du non-être que soutient Platon contre le grand Parménide.
Ce livre s’intéresse aux enjeux et conséquences de cette étrange moirure de l’être qui – à l’encontre d’une interprétation scolaire de Platon – le soumet à des variations, des demi-teintes, des brisures et des raccordements. Un chapitre évoque par exemple l’attitude d’Hamlet dans la fameuse scène I de l’acte III qui hésite entre l’opposition absolue de l’être et du non-être et leur tissage, douloureux et assumé, qui aurait cessé d’être tragique.
Par opposition à un langage de pouvoir et d’efficacité, le langage de la vérité repose sur une saisie de la relation à l’autre, libère le mouvement de la pensée et rompt, comme Nietzsche l’a souligné, avec la vision tragique du réel.