Les Onze

Collection jaune

144 p.

14,20 €

Epub : 9,99 €

ISBN : 978-2-86432-552-9

Parution : avril 2009

Les voilà, encore une fois : Billaud, Carnot, Prieur, Prieur, Couthon, Robespierre, Collot, Barère, Lindet, Saint-Just, Saint-André.

Nous connaissons tous le célèbre tableau des Onze où est représenté
le Comité de salut public qui, en 1794, instaura le gouvernement révolutionnaire de l’an II et la politique dite de Terreur.

Mais qui fut le commanditaire de cette œuvre ?

À quelles conditions et à quelles fins fut-elle peinte par François-Élie Corentin, le Tiepolo de la Terreur ?

Mêlant fiction et histoire, Michon fait apparaître avec la puissance d’évocation qu’on lui connaît, les personnages de cette « cène révolutionnaire », selon l’expression de Michelet qui, à son tour,
devient ici l’un des protagonistes du drame.

 

Cet ouvrage a reçu le Grand Prix du Roman de l’Académie française 2009.

Extrait

Et que dois-je peindre ? dit-il. Cette fois il regarda Proli franchement, comme si Proli était un laquais. Proli le regardait de même. Celui-ci lâcha d’une voix flûtée et aiguisée, qui ressembla un instant à celle de Robespierre :
— Tu sais peindre les dieux et les héros, citoyen peintre ? C’est une assemblée de héros que nous te demandons. Peins-les comme des dieux ou des monstres, ou même comme des hommes, si le cœur t’en dit. Peins Le Grand Comité de l’an II. Le Comité de salut public. Fais-en ce que tu veux : des saints, des tyrans, des larrons, des princes. Mais mets-les tous ensemble, en bonne séance fraternelle, comme des frères.
Il y eut un silence. Le feu était mort, la lumière seule de la grande lanterne carrée tombait d’aplomb sur l’or répandu à la place exactement où reposaient tout à l’heure les vieux os. Les visages étaient dans l’ombre. Soudain de l’autre côté du mur dans l’église Saint-Nicolas un cheval invisible s’ébroua violemment et s’enleva des quatre fers, on entendit les sabots retomber comme des marteaux sur le pavé vide du vaisseau vide ; il poussait à pleins naseaux un cri de trompette. On aurait dit qu’il riait. Ils rirent aussi tous les quatre. Corentin riant toujours se leva et remit posément les pièces d’or dans le sac, en boucla le lacet, le prit. Il dit que c’était oui.

Pierre Michon lit un extrait des Onze (Libération, 17 juin 2009)

 

 

Conversation avec l’historien de la Révolution française Jean-Clément Martin

 

 

« Des mots de minuit », France 2, 22 avril 2009

Revue de presse

Charybde 27 : le blog, 12 octobre 2015, par Hugues Robert

Créer un tableau, un peintre, une histoire – pour dire avec flamme le choc sourd de deux mondes en 1793

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Itinéraires, 1er trimestre 2013, par Souad Yacoub Khlif

Fiction et histoire dans Les Onze de Pierre Michon

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Les Onze : Grand Prix du roman de l’Académie française

Pierre Michon récompensé par l’Académie française

Le Monde, samedi 31 octobre 2009, par Alain Beuve-Méry

Le Grand Prix du roman de l’Académie française, qui ouvre la saison des prix littéraires d’automne, a été décerné, jeudi 29 octobre, à Pierre Michon, 64 ans, pour Les Onze. Ce prix, doté de 7 500 euros, peut-être considéré comme de très bon... Lire la suite

Le Magazine des livres, 1er mars 2010, par P. Cormary

La Révolution et ses réversions

« Soyons bas un instant, parlons politique. » La Terreur, Pierre Miction l’avait déjà traitée dans « Antoine Persegol », l’un des récits de Mythologies d’hiver. Alors qu’il montait à Paris pour servir de toutes ses forces la Révolution, un paysan candide, républicain de cœur quoiqu’embrigadé malgré lui dans la chouannerie, était arrêté par les troupes... Lire la suite

World Literature Today, mars 2010, par Warren Motte, University of Colorado (en anglais)

Since inaugurating his career with Vies minuscules in 1984, Pierre Michon has built a reputation for minute scrutiny of phenomena that play themselves out within a dramatically limited arena. His latest novel confirms that reputation abundantly, for it is devoted to a close analysis of François-Elie Corentin’s painting of the Comité de salut public during the French... Lire la suite

Le Magazine des livres, hors-série nº 21, 1er janvier 2010, par C. Thomas

Michon, entre clair et obscur

On ne présente plus Pierre Michon. Reconnu depuis les Vies minuscules comme l’un des auteurs français contemporains incontournables, il nous entraîne, dans son nouveau roman, suries pas du peintre François-Élie Corentin, « le Tiepolo de la Terreur », et nous fait entrer dans sa toile la plus célèbre, Les Onze, portrait des hommes du... Lire la suite

Page des libraires, décembre 2009, par Yann Granjon, Librairie Sauramps (Montpellier)

De haute langue

« […] ça marche quand je suis ivre de mon sujet ». Michon reprend son chemin d’écriture dur les marges confondues de la fiction et de l’Histoire. L’ivresse est partagée.

Pierre Michon a-t-il secrètement rêvé un jour d’être peintre et de traduire le monde non pas au moyen des mots mais des couleurs... Lire la suite

Le Soir, 23 octobre 2009, par Jean-Claude Vantroyen

« Les Onze » ou la métaphore de la force de l’écriture

Pierre Michon est un thaumaturge. Il m’a ensorcelé par la seule force de son écriture. Son dernier (petit) livre parle du célèbre tableau de François-Élie Corentin, Les Onze. Oui, celui qui est installé tout au bout du Louvre, au pavillon de Flore, et qui représente les onze... Lire la suite

Centre national du livre, 6 octobre 2009, par Laurent Demanze

Voilà plus de quinze ans que Pierre Michon aiguise ce bref et dense récit, tranchant comme la guillotine qui scande l’époque révolutionnaire. Plus de quinze ans, malgré des publications partielles en revue, mais plus longtemps encore si l’on en croit l’obsession révolutionnaire qui le taraude et cristallise la grande fracture généalogique de son œuvre : la... Lire la suite

Annales historiques de la Révolution française, octobre-décembre 2009, par Serge Aberdam

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Le Bulletin des lettres, août 2009, par François Lagnau

Qui ne connaît le célèbre tableau de Français-Élie Corentin intitulé Les Onze ? Sinon, il faut, toutes affaires cessantes, courir jusqu’au Pavillon de Flore, « dans la chambre terminale du Louvre, le saint des saints, sous la vitre blindée de cinq pouces », où l’on se trouve face à un impressionnant aréopage, celui du Comité de salut public : tous... Lire la suite

Beaux Arts magazine, août 2009, par Natacha Wolinski

Entretien avec Pierre Michon : Histoire de peinture ou peinture d’Histoire

Propos recueillis par Natacha Wolinski.

Les Onze, c’est l’histoire d’un peintre et d’un tableau au Louvre. Mais, dans son roman, Pierre Michon, l’auteur de Vies minuscules, trimballe le lecteur de fausses pistes en érudites références.

C’est un livre virtuose, à couleurs épaisses et forts liants. Un manifeste... Lire la suite

Art press, juillet 2009, par Richard Leydier

J’ai lu le dernier livre de Pierre Michon comme j’ai avalé les précédents. D’une traite. Comme à chaque fois, je l’ai refermé profondément hébété, retourné. Car l’écriture de Michon embarque dans une spirale qui ne laisse pas de répit, prenant corps dans un récit non linéaire qui joue des voyages dans le temps. D’une densité... Lire la suite

TGV magazine, juillet 2009, par Philippe Di Folco

La parution au printemps d’un texte de Pierre Michon signifie que quelque chose dans l’écriture du monde arrive encore, nous remplit et donne l’envie de continuer. En dessinant les contours du peintre François-Élie Corentin, notre vie s’emplit de cette nécessaire fiction fondatrice : ici, le verbe se fait chair ; on frémit ; nous sommes emportés.

Après lecture – mais... Lire la suite

Sud-Ouest, 28 juin 2009, par Yves Harté

Le miracle du tableau absent

Pierre Michon. À partir d’un tableau, Les Onze, qui représente les instigateurs de la Terreur, c’est une période de l’histoire qu’il dépeint.

Le prodige, c’est qu’en lisant le livre de Pierre Michon vous le voyez ce tableau, dénommé Les Onze. Ou il vous semble l’avoir vu. Même si vous avez oublié le nom... Lire la suite

Valeurs actuelles, 18 juin 2009, par Bruno de Cessole

Pierre Michon et le pouvoir

Comme tous les ouvrages de Pierre Michon, Les Onze est un livre bref, cent trente-six pages et demie, mais d’une telle densité, d’une si grande richesse, qu’il donne l’impression d’avoir affaire à un gros livre, et qu’il faut le lire au moins deux fois pour en bien comprendre le sens et le... Lire la suite

Le Canard enchaîné, 17 juin 2009, par Igor Capel

Chez ces gens-là, Monsieur…

Dans Les Onze, Pierre Michon, qui se voudrait peintre, invente le tableau de ses rêves, aux heures sombres de la Terreur.

L’idéal du romancier ? Avec ses histoires à lui, rejoindre la Grande Histoire et ainsi renvoyer aux hommes la réalité de ce qu’ils sont. Mille manières de s’y prendre pour imposer ce... Lire la suite

Royaliste, 15 juin 2009, par Luc de Coustine

Les Onze

Chacun a plus ou moins en mémoire le tableau figurant les hommes du Comité de salut public qui instaurèrent la Terreur révolutionnaire en l’An II.

Ils étaient onze commissaires Billaud, Carnot, Prieur de la Marne, Prieur-Duvernois, Couthon, Robespierre, Collot, Barère, Lindet, Saint-Just, Saint-André. On se souvient plus rarement du peintre du tableau :... Lire la suite

La Montagne, 7 juin 2009, par Daniel Martin

L’évidence d’un grand maître

Figure majeure de la littérature contemporaine, Pierre Michon connaît un immense succès avec Les Onze, son nouveau roman. Une œuvre complexe et passionnante. Quelques éléments de décryptage.

Pierre Michon est apparu en 1984 avec Vies minuscules. Livre considéré, aujourd’hui, comme un classique contemporain. Vinrent ensuite Vie de Joseph Roulin, Rimbaud le fils, Maîtres et Serviteurs,... Lire la suite

Reflets DNA, 6 juin 2009, par Veneranda Paladino

Michon vient quand il veut

Sa dernière visite remonte au printemps 2007, depuis Pierre Michon a publié Les Onze. Dans la lumière de Tiepolo il réincarne le Comité de salut public et dépeint la cène révolutionnaire.

Pas moins de deux rencontres, consécutives, dans deux librairies strasbourgeoises. Œuvre admirée, et son auteur encensé faisant l’objet de tant... Lire la suite

La Quinzaine littéraire, 1er juin 2009, par Georges Raillard

Pierre Michon et les Représentants

Un livre énigmatique. Le titre, impair, bat en brèche la distribution par douze de nos symboles. D’autres énigmes, sous forme d’extrapolations, d’interpolations, de surimpressions, de substitutions font apparaître la question fondamentale du récit : qu’est-ce que l’Histoire ? Qu’est-ce que l’Art ? Ou, dit de façon plus englobante : qu’est-ce que la Représentation ?... Lire la suite

Grande Galerie, le journal du Louvre, juin 2009, par Adrien Goetz

Pierre Michon offre un tableau au Louvre

Le tableau vous dit quelque chose. Il suffira de le voir pour s’écrier : « Mais bien sûr ! » C’est un portrait de groupe qui représente les onze membres du Comité de salut public, peint par un artiste proche de David et de Girodet, François-Élie Corentin, dit aussi Corentin de... Lire la suite

Chronic’Art, juin 2009

Encore des prix

En France, il y a plus de prix littéraires que de fromages. Chronic’art en décerne quatre nouveaux tous les mois. […] Prix de l’unanimité : Pierre Michon, dont Les Onze (Verdier) recueillent tous les suffrages. Vous savez quoi ? Les nôtres aussi. Pour une fois…

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L’Histoire, juin 2009, par Pierre Assouline

La Terreur selon Michon

Pierre Michon fait partie des écrivains qui manient la langue française avec amour, ne s’inscrivent que dans le territoire de la littérature, ne s’épanouissent que dans la sphère de l’imaginaire et n’en expriment pas moins un véritable souci de l’histoire. L’histoire, il la saisit dans sa brutalité et son aridité, en... Lire la suite

Le Magazine des livres, juin 2009, par Cécile Thomas

Michon, entre clair et obscur

On ne présente plus Pierre Michon. Reconnu depuis les Vies minuscules comme l’un des auteurs français contemporains incontournables, il nous entraîne, dans son nouveau roman, sur les pas du peintre François-Élie Corentin, « le Tiepolo de la Terreur », et nous fait entrer dans sa toile la plus célèbre, Les Onze, portrait des hommes du Comité... Lire la suite

La Vie, 21 mai 2009

Voici une fiction engrossée par l’Histoire. Jusqu’à la moelle. Pierre Michon y figure la Terreur sur le canevas d’un tableau imaginé, les Onze – les onze membres du Comité de salut public fondé par Robespierre en 1793, qui noyèrent la Révolution française dans le sang. Et ce tableau, Grand Dieu !, on le voit. Ombres et lumières des portraits,... Lire la suite

Le Nouvel Observateur, 14 mai 2009, par Didier Jacob

Un entretien avec Pierre Michon : C’est la Terreur !

Entretien avec Pierre Michon. Propos recueillis par Didier Jacob.

Dans un récit prodigieux, Les Onze, l’écrivain raconte la Révolution de 1793, vue par un peintre chargé d’exécuter le portrait du Comité de salut public. Explications.

Le Nouvel Observateur : Les Onze est un livre que vous aviez commencé... Lire la suite

La Liberté, 9 mai 2009, par Alain Favarger

Corentin, Tiepolo de la Terreur

Pierre Michon. Adepte des fictions brèves, l’écrivain imagine un peintre fixant pour la postérité les monstres du Comité de salut public, ces fanatiques de la guillotine.

Le grand visionnaire des temps troublés, des désastres de la guerre et autres soubresauts initiés par la Révolution française n’est pas David, metteur... Lire la suite

Cultures France, 11 mai 2009, par Christophe Grossi

Quel effort il aura fallu à Pierre Michon pour écrire Les Onze ! Avec la matière qu’il avait, il aurait pu en faire une fresque historique sur fond d’espionnage ou une hagiographie. Mais c’est mal connaître l’auteur qui d’ailleurs s’amuse de la mode actuelle pour la généalogie. Non, au-delà de l’œuvre de Corentin, il sera ici fortement... Lire la suite

Elle, 9 mai 2009, par Augustin Trapenard

Culte Michon impossible

1793. Imaginez l’Histoire qui s’écrit sous vos yeux, pour le meilleur et pour le pire. Imaginez le Comité, ces Saint-Just, Couthon ou Robespierre… ces onze révolutionnaires qui ont instauré la Terreur. Et, pour achever le tableau, imaginez le chef-d’œuvre (soi-disant exposé au Louvre) qu’un certain François-Élie Corentin aurait peint de ces gens-là.... Lire la suite

La Croix, 7 mai 2009, par Patrick Kéchichian

Pierre Michon dans l’ombre du tableau

Auteur rare, sept ans après Corps du roi et Abbés, Pierre Michon publie Les Onze (ceux du Comité de salut public fondé en 1793 par Robespierre), fable mêlant superbement Histoire et histoire de l’art.

Il sera temps, plus tard, d’étudier en détail l’œuvre de Pierre Michon, d’évaluer sa place dans la littérature contemporaine, d’analyser... Lire la suite

L’Humanité, 7 mai 2009, par Alain Nicolas

 « On ne représente pas à la légère les Représentants »

Entretien avec Pierre Michon. Propos recueillis par Alain Nicolas.

Imaginant une toile représentant les membres du Comité de salut public pendant la Terreur, Pierre Michon nous livre une méditation sur le pouvoir.

L’auteur de Vies minuscules et de Vie de Joseph Roulin se collette depuis longtemps avec la « grande »... Lire la suite

L’Humanité, 7 mai 2009, de Jean-Claude Lebrun

Vues sur un tableau

L’entreprise, pour laquelle Pierre Michon bénéficia d’une aide à la création du conseil général du Val-de-Marne, remonte à dix-sept ans. Pendant ce temps de macération, huit autres livres parurent. Comme si ce récit faisait s’avancer l’écrivain sur un terrain escarpé. On sait qu’il fut sur le point de renoncer. Aux prises... Lire la suite

Le Matricule des anges, nº 103, mai 2009, par Thierry Guichard

Le chef-d’œuvre invisible

On est plongé d’abord dans un brassage de couleurs, où un peintre fait de la magie sous un grand plafond d’outre-Rhin et c’est Tiepolo. Où un autre apprend la grande magie et c’est son fils. Un père, un fils, des couleurs et cette langue qui tourbillonne, plonge et s’élève et c’est Michon.... Lire la suite

Lire, mai 2009, par Baptiste Liger

Terreur sur la toile

À partir d’un tableau représentant les membres du Comité de salut public, Pierre Michon livre une passionnante réflexion sur l’art et l’Histoire, doublée d’un autoportrait de l’écrivain.

À la lecture du titre du dernier ouvrage de Pierre Michon, Les Onze, on pourrait imaginer, par réflexe sportif, une évocation de l’odyssée des Bleus... Lire la suite

Le Magazine littéraire, mai 2009, par Jean-Baptiste Harang

Vive le son du Michon !

C’est à vous, Monsieur, que ce livre s’adresse. Personnellement. À vous qui n’avez jamais entendu parler du tableau monumental de François-Élie Corentin, exposé au Louvre, Les Onze, qui représente à lui seul, et lui seulement, le Comité de salut public au grand complet, à supposer que quelqu’un de votre sorte puisse encore... Lire la suite

La République des lettres, 25 avril 2009, par Pierre Assouline

Pierre Michon, le douzième homme

 « C’est une immense jouissance que d’élire domicile dans le nombre. » Débrouillez-vous avec ça. Ce mot chu de la plume de Baudelaire figure en épigraphe du nouveau livre de Pierre Michon Les Onze […]. Il ne fait qu’augmenter le mystère du titre nu sur une couverture qui l’est tout autant. Tant mieux. De... Lire la suite

Télérama, 25 avril 2009, par Nathalie Crom

Le portraitiste de la Terreur

Hiver 1793 : un peintre finissant immortalise le Comité de salut public. Une fable ténébreuse et implacable.

Sept ans de silence depuis la parution, en 2002, de Corps du roi et d’Abbés. Concernant Pierre Michon, sept ans d’absence, ce n’est pas grand-chose. L’écrivain des Vies minuscules nous a habitués à ce mutisme récurrent, cette parcimonie,... Lire la suite

Le Monde des livres, 24 avril 2009, par Cécile Guilbert

Les Onze, de Pierre Michon : l’origine de la Terreur

En 1992, date à laquelle Pierre Michon se lance dans le chantier fictionnel aujourd’hui publié sous le titre Les Onze, il déclare dans un entretien que « le religieux n’est que la pétrification et le semblant du sacré ». Soit exactement ce dont lui-même fait l’objet depuis vingt ans : un culte... Lire la suite

Libération, 23 avril 2009, par Philippe Lançon

Et voilà le tableau

Pierre Miction ou la littérature comme amour primitif de la littérature : liquide hallucinatoire où tout baigne et se mélange par saturation du style et phrasé de la vision. Ronce aquatique où « Dieu est un chien » et où la phrase, en battant l’eau, se mord la queue – de sirène.

L’écrivain, poisson soluble,... Lire la suite

L’Express, 23 avril 2009, par Baptiste Liger

Écrivain de salut public

Après six ans de quasi silence, Pierre Michon, auteur discret des Vies minuscules, a confectionné Les Onze, enquête sur un mystérieux tableau de la Révolution. Rencontre avec ce styliste atypique.

Il existe deux sortes d’écrivains : d’un côté, les prolifiques, réglés comme des pendules, qui, à l’image d’une Amélie Nothomb, ont toujours une... Lire la suite

Nouvel Obs.com, 23 avril 2009, par Didier Jacob

Je vais vous demander d’acheter un livre

Plusieurs fois, dans la conversation (il me parle de son dernier livre), Michon absout. Fait le geste mais en rit, c’est une pirouette. Michon acteur. Il joue, c’est un furet. Où se tient-il ? Michon boudé par les puissances supérieures. Attendant comme un skipper les vents dominants. Pendant des... Lire la suite

Ouest France, 23 avril 2009, par Daniel Morvan

La horde des Onze

Entretien avec Pierre Michon. Propos recueillis par Daniel Morvan.

Sombre et virtuose, le nouveau livre du nantais Pierre Michon sort aujourd’hui. Il aborde l’histoire de la révolution française à travers celle d’un tableau : le portrait collectif des onze membres du Comité de salut public.

Tout d’abord quelle est la... Lire la suite

La Montagne, 19 avril 2009, par Daniel Martin

Pierre Michon : Illusion d’optique

L’art du portrait, l’Histoire, le pouvoir, la tradition, le père absent : tout Michon en un roman. Majeur.

Les Onze est un vieux projet de Pierre Michon. Comme on l’apprend en lisant Le roi vient quand il veut (Albin Michel), ce remarquable livre d’entretiens.

« Il a été commencé en 1993, il ne... Lire la suite

Livres hebdo, 10 avril 2009, par Jean-Maurice de Montremy

Michon, le Tiepolo de la Terreur

Pierre Michon revient avec Les Onze. L’histoire d’un tableau imaginaire et d’un peintre imaginaire indissociablement liés au soleil noir de la Terreur.

Peut-être est-ce lui, Pierre Michon, le page aux cheveux blonds d’une fresque peinte par Tiepolo, décrite dans Les Onze, nouveau ro-man signé par l’auteur de Vie de Joseph Roulin (1988) ? Le voici... Lire la suite

Universalis, 2009, par Michel P. Schmitt

Depuis longtemps, Pierre Michon souhaitait écrire sur la Révolution, et le bicentenaire de 1989 avait ravivé cette envie. C’est en lisant un livre sur le peintre Giambattista Tiepolo, un des derniers représentants de la « douceur de vivre » célébrée par Voltaire, qu’il eut l’idée de jeter un pont entre deux époques et d’imaginer la figure d’un... Lire la suite

Critique, mars 2010, par Eugène Nicole

Le tableau qui manquait à la Révolution

Métaphore de la création littéraire, qui, pour l’auteur des Vies minuscules, doit « présentifier » le monde et non l’abstraire1, la peinture, comme l’a noté Ivan Farron, est un domaine où Pierre Michon « consent plus librement à l’invention que dans ses écrits sur la littérature »2. C’était le cas pour Van Gogh dans... Lire la suite

Dalhousie French Studies, juin 2009, par Annie Mavrakis

Corentin le fils ou le sixième peintre de Pierre Michon

Cet article porte sur les chapitres 1, 2 et 3 du livre de Pierre Michon, Les Onze, qui avaient fait l’objet de prépublications en 1997-98 (1), c’est-à-dire sur un récit incomplet au moment de sa rédaction (2). Il s’agit pourtant, comme nous le verrons, d’un ensemble qui, bien qu’inachevé,... Lire la suite

Radio et télévision

« Entre les lignes », par Louis-Philippe Ruffy, lectures par Cédric Simon, Radio Suisse Romande – Espace 2, lundi 24 mai 2010, de 11h à 12h

« Le masque et la plume », par Jérôme Garcin, France Inter, dimanche 20 décembre 2009, de 20h à 21h01

« Hors-champs », par Laure Adler, France Culture, lundi 14 septembre 2009, de 22h15 à 23h

« Esprit critique », par Guillaume Erner, France Inter, lundi 13 juillet 2009, de 9h10 à 9h35

« D@ns le texte », par Hubert Artus et Judith Bernard, site Arrêt sur images (et sur Dailymotion), juin 2009

« Dans quelle éta-gère… », par Monique Atlan, France 2, mardi 2 juin 2009 à 8h50 et avant le journal de la nuit

« Du jour au lendemain », par Alain Veinstein, France Culture, lundi 1er juin 2009 de 23h30 à 0h10

« Le Choix des livres », par Céline Geoffroy, France Culture, lundi 11 mai 2009 de 20h50 à 21h

« Jeux d’épreuves », par Joseph Macé-Scaron, France Culture, samedi 9 mai 2009 de 17h à 17h55

« Répliques », par Alain Finkielkraut, France Culture, samedi 9 mai 2009 de 9h à 10h

« Tout arrive ! », par Arnaud Laporte, France Culture, mardi 5 mai 2009 de 12h à 12h30 et de 12h50 à 13h30

« La Fabrique de l’Histoire », par Emmanuel Laurentin, France Culture, vendredi 1er mai 2009 de 9h05 à 10h

« Les Mardi littéraires », par Pascale Casanova, France Culture, mardi 28 avril 2009 de 10h à 11h

« Des mots de minuit », par Philippe Lefait, France 2, mercredi 22 avril 2009 à 1h