Lettre de Staline à ses enfants réconciliés

Philosophie

96 p.

10,65 €

ISBN : 978-2-86432-290-0

Parution : mars 1998

Depuis que ce petit divertissement a été livré au public, rien n’est venu démentir son propos. L’ombre de Staline n’a cessé de se propager partout où des êtres qui n’ont plus d’humain que l’apparence se réfugient dans le nihilisme de l’ennui et la passivité hargneuse.
Le prétendu communisme ne fut jamais qu’un capitalisme d’État bureaucratisé. L’oublier en dressant le bilan de ses crimes, c’est dissimuler bien à propos à quel point la bureaucratie financière – qui réduit les individus à la survie, ruine les populations du globe et menace de destruction la planète entière au nom de la sacro-sainte rentabilité – perpétue aujourd’hui la sanglante absurdité d’un système dont Kafka, bien avant le nazisme et le stalinisme, avait perçu les germes dans le libéralisme.
Mais il n’y a pas de peuples martyrs, il n’y a que des hommes résignés à la servitude volontaire. Et tant qu’ils n’en sortiront pas, Staline pourra pourrir tranquille.

Revue de presse

Le Soir, 4 mars 1998, par Michel Grodent

Parallèlement reparaît en France la Lettre de Staline à ses enfants réconciliés, de Raoul Vaneigem. On sait que l’auteur du Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations fait de Staline un porte-parole de la peur qui travaille nos sociétés et les jette régulièrement dans les bras du totalitarisme. Cinq ans après la publication de son livre, Vaneigem assure... Lire la suite

Le Courrier de L’Escaut, 20 juin 1998, par Michel Voiturier

Considéré par son auteur comme un divertissement, ce livre drôle et ironique a des allures qui rappellent de grands classiques : les Lettres persanes de Montesquieu, le Candide de Voltaire, L’Île des pingouins d’Anatole France Partant du constat que « le prétendu communisme ne fut jamais qu’un capitalisme d’État bureaucratisé », Vaneigem donne à Joseph Staline une parole posthume qui lui permet de jeter... Lire la suite