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L’Incendie du théâtre de Weimar

Collection jaune

192 p.

15,00 €

ISBN : 978-2-86432-746-2

Mars 1825 : le théâtre de Weimar brûle. Goethe, qui l’a fait construire puis l’a dirigé pendant près de trente ans, voit dans cet incendie « le bûcher de ses souvenirs », et sans doute aussi la prémonition de sa propre mort. On peut en lire la confidence dans les Conversations de Goethe avec Eckermann, livre étonnant qui décrit jour après jour les dernières années de la vie du plus grand écrivain allemand.
Mais Eckermann a-t-il tout dit ? Il semble bien que non. Un témoin jusqu’ici méconnu prend la plume et raconte. On découvrira dans son récit, retrouvé après plus d’un siècle et demi d’oubli, un Goethe-Phénix qui renaît de ses cendres, rêve un théâtre entièrement nouveau, et convie quelques amis, au nom de cette utopie, à une cérémonie secrète, « car lorsqu’un malheur survient, lorsque la mort nous frappe, lorsque la destruction nous menace, il importe de réaffirmer au plus vite les forces de la vie. C’est pourquoi j’avais besoin de vous aujourd’hui : pour que nous formions un cercle enchanté ».

 

Cet ouvrage a reçu le prix Georges-Sadler 2015.

Extrait

Dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 mars 1825, peu après minuit, une entêtante odeur de brûlé se répandit dans les rues de Weimar, aussitôt suivie du tocsin qui retentissait de clocher en clocher. Le concierge, qui dormait, n’avait eu que le temps de s’enfuir et de donner l’alerte. Le feu avait pris dans le sous-sol du théâtre, où l’on n’avait pas cru bon d’éteindre le chauffage à cause de la représentation prévue le mardi soir. Il était parti d’une provision de bois qu’on avait laissée trop près de la chaudière, et que quelques braises répandues par inadvertance avaient suffi à enflammer. En un peu plus d’une heure, sans se faire remarquer, le feu avait eu le temps de ronger par en dessous tout le parterre. Le plancher de la salle s’effondra d’un coup, révélant brutalement un sinistre déjà trop étendu pour être maîtrisable.

Revue de presse

La Revue des deux mondes, mars 2014, par Édith de la Héronnière

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Notes bibliographiques, mars 2014, par B.V. et A.-C.C.-M.

Robert Doolan, jeune Anglais fortuné séjournant en Allemagne, se lie d’amitié avec Johann Peter Eckermann, ami, assistant et confident de Goethe. Tous deux assistent, le 21 mars 1825, à l’incendie du théâtre de Weimar, construit et dirigé pendant trente ans par l’écrivain. Ils découvrent la surprenante réactivité de Goethe : après un bref moment d’abattement, il... Lire la suite

Le Magazine littéraire, mars 2014, par Clémentine Baron

Goethe, la flamme et les cendres

Le récit des dernières années de Goethe nous a été transmis par Eckermann, son « secrétaire » (qui ne l’était pas), dans ses fameuses Conversations avec Goethe. Dans ce roman déguisé en témoignage, Jean-Yves Masson imagine les jours qui suivirent l’incendie du théâtre de Weimar, que Goethe avait fait construire, puis avait dirigé... Lire la suite

La Liberté, 15 février 2014, par Alain Favarger

Goethe, le théâtre et la vie

Jean-Yves Masson. Dans un roman insolite, l’écrivain ressuscite l’icône du romantisme allemand. Ou comment les forces de la vie peuvent conjurer celles de la destruction.

Cinéma, littérature, la mode est au « biopic », ces opus qui se servent de la vie et du parcours d’un personnage célèbre pour dépeindre... Lire la suite

La République des livres, 26 janvier 2014, par Pierre Assouline

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La Quinzaine littéraire, 16 janvier 2014, par Jean Lacoste

Goethe, la vie et l’œuvre

Multiples sont les raisons de ne pas écrire aujourd’hui une « vie » de Goethe, à commencer par la masse décourageante des documents disponibles : journaux, chroniques, lettres de Goethe lui-même et de ses contemporains, sans parler des « conversations », dont les fameuses Conversations avec Eckermann – le plus beau livre de la langue allemande selon... Lire la suite

L’Humanité, 9 janvier 2014, par Jean-Claude Lebrun

Jean-Yves Masson : Retour à Goethe

Cet automne, des romans évoquaient les grandes figures de la littérature, en empruntant les voies de la fiction biographique. Villon, Hugo, Céline, Rimbaud furent ainsi l’objet d’approches qui, d’une certaine manière, les réinventaient. Sans compter le Jason Murphy de Paul Fournel, Kerouac de l’ombre tout droit sorti de l’imagination féconde... Lire la suite

Livres hebdo, 13 décembre 2013, par Véronique Rossignol

Le bûcher de Goethe

Un épisode capital de la vie du poète allemand raconté par un témoin inconnu.

L’exhibition n’est pas dans sa nature, et on ne peut pas dire qu’il encombre les rayonnages de librairies. Discrètement fidèle à ses objets d’admiration au premier rang desquels la poésie germanophone, Jean-Yves Masson, poète, traducteur, critique,... Lire la suite

Paris-Berlin, avril 2014, par Moritz Pfeifer

Dans la nuit du 22 mars 1825, un incendie éclate au théâtre de Weimar. Le lendemain, on avertit Goethe qui a fait construire le théâtre et l’a dirigé durant trente ans. Le poète vit la nouvelle de cet incendie comme la perte d’« un être cher ». La catastrophe annoncerait-elle aussi sa propre perte ? En 1825, Goethe... Lire la suite

Télérama, 30 avril 2014, par Fabienne Pascaud

Du côté de chez Goethe (1749-1832), à Weimar, en 1825… Est-ce la finesse d’une langue toute de classicisme, ou l’érudition discrète, l’admiration respectueuse pour le génie poétique vieillissant ? Jean-Yves Masson trouve d’emblée le ton – mélancolique – et l’atmosphère – feutrée, quasi recueillie – pour nous plonger dans cette élégante « Athènes de Germanie » où le créateur de Werther fut actif ministre du grand-duc.... Lire la suite

Radio et télévision

« Entre les lignes », entretien avec William Irigoyen, RTS – Espace 2, jeudi 16 janvier 2014 de 11 h à 12 h