Pêle-mêle

Critique, linguistique

128 p.

14,20 €

ISBN : 978-2-86432-604-5

Parution : janvier 2010

Pêle-mêle : pourquoi placer sous l’autorité d’un tel concept les quelques études qu’on va lire ? À leur origine une injonction puissante, celle du hasard, de l’aléa, disons du gré, d’une suite de lectures. Leur loi, sans doute, c’est moins le paradoxe que la diversité, la différence.

On y suivra, par exemple, le fil d’un chant d’oiseau, ou l’inflexion, chez un poète d’aujourd’hui (Yves Bonnefoy) d’une forme première de rêverie (la courbure) ; ou bien chez un autre (Gérard Macé) le portrait réinventé de trois grands anthropologues ; ailleurs on verra un grand rêveur (Paul Claudel) subir et écrire une pluie chinoise, ou un autre (Henri Bosco) inventer la sauvagerie d’une montagne provençale ; ou bien on épousera, chez un écrivain de maintenant (Christophe Pradeau), la lutte onirique, et enfantine, menée contre les figures d’une existence souterraine ; on suivra, chez un jeune romancier-poète (Michel Jullien), la réinvention tactile, passionnelle, d’un monde de jouets, ou d’objets perdus ; on écoutera chez un autre encore (Stéphane Audeguy) l’éloge d’une vertu peu contemporaine : la douceur ; on rencontrera au passage plantes, fruits, insectes, nuages, oiseaux, poissons, divers petits héros inattendus.

De quoi vérifier entre choses, bêtes et mots, la force de la célèbre devise bachelardienne :  « Le monde est ma provocation. »

Revue de presse

Le Nouvel Observateur, 24 juin 2010, par Didier Jacob

C’est le plus grand critique actuel. Éloge de la lecture

Dans un recueil d’essais, Jean-Pierre Richard enquête sur la météo chez Claudel et sur la douceur chez… Zidane.

Rien de nouveau sous le « pêle-mêle » : c’est toujours sous l’apparence d’une sorte de léger (et diabolique) négligé analytique que les essais de Jean-Pierre Richard, inspiré comme... Lire la suite

La Croix, 4 mars 2010, par Antoine Perraud

L’accordeur des lettres

Jean-Pierre Richard éclaire les textes sur lesquels il pose son regard libre, attentif, électrisant.

Savoir lire devient un luxe, s’en expliquer s’apparente à une grâce. L’universitaire et critique Jean-Pierre Richard, né en 1922, auteur d’une étude inoubliable, Poésie et Profondeur (1955), aime en ses vieux jours passer quelques écrits au tamis... Lire la suite

La Quinzaine littéraire, 15 février 2010, par Daniel Bergez

Jean-Pierre Richard, pêle-mêle

Un livre de Jean-Pierre Richard apporte toujours une fraîcheur salutaire. Comme une invitation renouvelée à lire avec autant d’alacrité que de profondeur, dans un rapport de sympathie active. Tel est ce Pêle-mêle qu’il vient de faire paraître, sous un titre qui annonce un désordre assumé.

Jean-Pierre Richard y a groupé des études déjà... Lire la suite

Notes bibliographiques, 1er mars 2010

L’injonction du hasard et d’une suite de lectures préside à ce rassemblement d’exégèses littéraires. Il commence joliment par le chant du rossignol, se poursuit autour de textes d’Yves Bonnefoy, Marceline Desbordes-Valmore, Paul Claudel, Jean-Henri Fabre, Stéphane Audeguy, de quelques autres. De la poésie pour la plupart, car Jean-Pierre Richard, critique, essayiste (Quatre lectures,... Lire la suite

La Liberté, 5 juin 2010, par Alain Favarger

La passion de lire

Grand lecteur et critique subtil, Jean-Pierre Richard, né à Marseille en 1922, reste l’auteur d’un essai lumineux, Littérature et Sensation (1954) sur Stendhal et Flaubert. Bien loin du jargon et d’une certaine cuistrerie qui feront florès par la suite dans la foulée du structuralisme. Fidèle à sa vision sensualiste du fait... Lire la suite

Radio et télévision