Projet et destin
Art, architecture, urbanisme

Art, architecture, cinéma

Traduit de l'italien par Elsa Bonan, révisé par Claire Fargeot et
Agnès Paty

280 p.

29,41 €

ISBN : 978-2-86432-918-1

Parution : mars 1993

Paru aux éditions de la Passion

 

Utopique ou non, l’architecture s’est vite trouvée engagée, après la première guerre mondiale, dans une dure lutte idéologique contre toutes les forces qui, feignant de défendre les valeurs traditionnelles, visaient à la réaction violente, à la destruction de tout progrès. De fait, l’architecture moderne fut « internationale » contre les nationalismes exaspérés, « rationnelle » contre l’irrationalisme de la politique des puissants, « démocratique » contre les régimes autoritaires.
Après la Seconde Guerre mondiale, le problème s’est posé en termes moins radicaux, mais peut-être plus graves. Le processus d’adaptation des techniques constructives à la nouvelle technologie industrielle a certes été facile ; mais ceci n’a servi qu’à freiner les poussées idéologiques et à déplacer le plan du problème. La méthodologie de la projétation urbaine, des édifices, de l’industrie, implique la planification, et la planification implique une problématique politique. D’où les questions pleines d’actualité que pose ce puissant travail critique de l’ancien maire de Rome. Quelle est la valeur de la projétation constructive dans le contexte de la méthodologie opérationnelle contemporaine ? Quelle est la position de l’architecture moderne dans la situation générale de l’art ? Quelles sont les raisons et les possibilités artistiques du « plan » ?
En tant qu’historien de l’art spécialement intéressé aux problèmes de l’architecture, Giulio Carlo Argan (1909-1992) a suivi pendant soixante ans les événements de l’engagement éthique et social de l’architecture moderne. En tant que critique, et aussi lorsqu’il fut le maire de Rome, il est souvent intervenu dans le vif de la polémique. Il nous livre dans ce recueil les analyses les plus pénétrantes de l’histoire récente de l’architecture moderne et de ses principaux protagonistes.

Revue de presse

Bulletin de l’Institut français d’architecture, par Jean-Claude Garcias

Bourgeois cultivé, maire de Rome sur une liste du ci-devant Parti communiste italien, Giulio Carlo Argan a beaucoup écrit sur l’art. Après un livre sur la perspective (Architecture et perspective chez Brunelleschi et Alberti), les Éditions de la Passion viennent de sortir une collection de ses essais qui ratisse large, puisqu’il y est question de design,... Lire la suite

L’Architecture d’aujourd’hui, par Antoine Picon

Peut-on être à la fois théoricien, historien et critique d’art et d’architecture ? En ces temps de spécialisation intellectuelle plus ou moins bien assumée, l’itinéraire de Giulio Carlo Argan a de quoi remplir de nostalgie, surtout si l’on songe qu’Argan exerça également des fonctions politiques en tant que maire de Rome. C’est cette diversité que reflète... Lire la suite

Techniques et Architecture

Le rôle de l’art dans notre société évolue inéluctablement. L’homme ne poursuit plus la création de la nature mais, influencé par l’évolution technologique, il produit une œuvre reflet des actions engagées. Les techniques artistiques traditionnelles ont subi une crise et n’ont pas résisté aux techniques industrielles. L’architecture n’y a pas échappé, confrontée aux idéologies, notamment... Lire la suite

Études, par Thierry Paquot

Le Quattrocento et l’art moderne étant les deux « sujets » du célèbre historien d’art G.C. Argan (1909-1992), il n’est guère surprenant que ses critiques abordent l’espace pictural du premier, tout comme l’espace bâti du second, tant ces deux moments manifestent des ruptures avec leur époque. La Renaissance italienne, en instituant la perspective comme mode de représentation,... Lire la suite