ultimes_verites_sur_la_mort_du_nageur
Ultimes vérités sur la mort du nageur

Collection jaune

Nouvelles

128 p.

10,14 €

ISBN : 978-2-86432-506-2

Parution : août 2007

Qu’ils y reviennent ou le quittent sans espoir de retour, qu’ils en poursuivent le souvenir ou cherchent à lui échapper, qu’ils y vivent seuls ou dans le huis clos infernal d’une famille, les personnages de ce livre affrontent le secret de leur existence à travers un lieu auquel ils sont liés – maison, jardin, contrée ou île.
Tous font l’expérience cruciale du rêve qui bouleverse leur destinée et les arrache à eux-mêmes pour les projeter dans l’énigme du monde.
Pour le meilleur et pour le pire, les uns lucides, les autres non, de bonne ou de mauvaise foi, héroïques ou lâches, ils ont choisi d’habiter la maison de l’écriture pour arracher  au silence un peu de l’inconnu qui est en eux.

 

Cet ouvrage a reçu la Bourse Goncourt de la nouvelle 2008, le Prix Renaissance de la nouvelle 2008, ainsi que la Bourse Thyde Monnier de la SGDL 2007.

Extrait

Même pour un nageur aussi expérimenté, l’épreuve était infiniment dangereuse. Il fallait préparer soigneusement l’itinéraire à suivre pour atteindre le rocher, ne pas le perdre de vue, ne pas dévier malgré la violence des vagues. Curieusement, une barque à coup sûr n’y serait pas parvenue, mais un homme sachant se servir de la force des vagues, utiliser la violence de la mer et ne lutter contre elle qu’aux moments propices, pouvait espérer se frayer un chemin grâce à une sorte de chenal qui passait entre les récifs, où l’on était relativement protégé. La distance à franchir était courte, et quelqu’un comme lui pouvait espérer réussir : il avait fini par nous en convaincre, et il avait raison.
Il choisit pour tenter son exploit le jour du solstice d’été.

Extrait de la nouvelle « Ultimes vérités sur la mort du nageur »

Revue de presse

Le Préau des collines, mai 2008, par Yalla Seddiki

Quelque risque que nous encourions de voir les liens qui nous attachent telle œuvre, tel parcours tisser un obstacle propre à nous empêcher d’en saisir le cœur, il ne faut pas en différer l’approche construite, à plus forte raison quand la lecture d’un recueil comme Ultimes vérités sur la mort du nageur de Jean‑Yves Masson est de... Lire la suite

Dernières nouvelles d’Alsace, 28 juin 2008, par Veneranda Paladino

Masson taille une œuvre

Jean-Yves Masson a séduit l’Académie Goncourt et se voit décerné à Strasbourg, la Bourse de la Nouvelle pour son recueil Ultimes vérités sur la mort du nageur. Le passeur enfin récompensé.

À l’heure où l’on mesure la qualité des hommes à la quantité de leurs ouvrages, à la matière qu’ils ont laissée... Lire la suite

L’Atelier du roman, septembre 2008, par Hubert Heckmann

« Cette voix intérieure qui est parfois la mienne » (entretien avec Jean-Yves Masson sur son recueil de nouvelles Ultimes vérités sur la mort du nageur, Paris, Verdier, 2007), dansL’Atelier du roman, n° 55, Paris, Flammarion, septembre 2008, p. 183-192.

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La Provence, 19 avril 2008, par Edmonde Charles-Roux

Jean‑Yves Masson : on va entendre parler de lui

Jean-Yves Masson est l’auteur d’un recueil de nouvelles d’une qualité rare et d’une écriture si belle qu’il se trouve placé en tête de la liste des ouvrages sélectionnés par l’Académie Goncourt pour la Bourse de la nouvelle. En sera‑t‑il le lauréat ? Le vote seul nous le dira.

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La Liberté, 15 décembre 2007, par Alain Faverger

Poète de la marge et des lisières, Jean‑Yves Masson n’arpente pas les rives du fantastique. Mais plutôt celles qui mènent au vertige intérieur, aux gouffres de l’inconnu. Ce vide sidéral d’où l’on vient et où nous allons, le coeur chevillé à la nostalgie des bonheurs perdus. Dans une suite de nouvelles qui sont autant de... Lire la suite

Esprit, décembre 2007, par Jean-Louis Lambert

[…] Les nouvelles des Ultimes vérités sur la mort du nageur de J.-Y. Masson ont une telle unité stylistique et thématique qu’on les lit comme un cycle, presque comme un roman. J.‑Y. Masson se considère‑t‑il comme un « écrivain fantastique » ? En tout cas, c’est bien comme tel qu’on peut en proposer une lecture. Car le fantastique français a... Lire la suite

L’Humanité, 20 décembre 2007, par Alain Nicolas

L’écriture comme dernière phrase

Entre rêve et réalité, entre deux rives et deux pays, la littérature se met en danger.

« Je t’accorde une phrase, une seule. » Une dernière phrase avant de mourir, un répit accordé à un homme qui écrit à son fils, pour son fils, absent. Que dire quand on n’a plus qu’une phrase... Lire la suite

Vient de paraître, septembre 2007, par Marc Blanchet

Alors qu’il vient de publier un ensemble de poèmes (Neuvains du sommeil et de la sagesse, éditions Cheyne), Jean‑Yves Masson – traducteur émérite de l’anglais, de l’italien et de l’allemand (un Requiem de Rilke paraît dans la collection de poche chez Verdier, sans oublier l’essai chez le même éditeur sur Hofmannsthal Renoncement et métamorphose, paru en même temps que la... Lire la suite

Europe, octobre 2007, par Riccardo Smolen

Ce livre se compose de huit récits qui recèlent chacun un monde tout en formant ensemble une constellation. Qu’ils aient pour cadre une maison, un jardin, un territoire frontalier ou une île, le narrateur tend à y faire chaque fois l’expérience d’une porosité ou d’une circulation des signes entre la mémoire et le présent, entre... Lire la suite

Le Magazine littéraire, octobre 2007, par Minh Tran Huy

Un homme se concentre si fort sur une description que la mort même ne parviendra pas à l’en arracher ; un autre quittant son domicile s’égare sans espoir de retour ; un troisième revient s’installer dans la maison de son enfance et perd peu à peu contact avec le réel… Dans les nouvelles de Jean‑Yves Masson, sur... Lire la suite

Tageblatt, octobre 2007, par Corina Ciocarlie

Un endroit où aller

Cela commence, assez logiquement, par « une description »… qui n’en finit plus. Un homme vu de dos, assis à une table, écrit, décrit, déplie indéfiniment la même phrase lancinante, explorant toute la richesse qu’embrasse « un seul regard si c’est un regard d’amour », dans cet instant suspendu qui est celui de sa disparition.

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Chronic’Art, octobre 2007, par Amélie Petit

Un homme reçoit la visite de la mort ; surpris, il lui demande quelques minutes pour finir une lettre, celle qu’il écrit à son fils et dans laquelle il décrit la place du village, qu’il voit de sa fenêtre. Peu après, tout à sa tâche, il entrevoit une silhouette féminine à travers cette même fenêtre « où... Lire la suite

La Quinzaine littéraire, 1er septembre 2007, par Tiphaine Samoyault

Déplaisirs et des jours

En deux ans, du premier Carnet de notes à celui‑ci, on aura parcouru vingt ans. 1980-1990, d’abord, décennie scandée par des morts, nombreuses, par le retour de plus en plus compliqué sur un monde qui a fini et par l’effort acharné, à mesure qu’on constate qu’il n’est plus, pour en porter témoignage... Lire la suite

La République des livres, 16 août 2007, par Pierre Assouline,

Bonnes nouvelles !

Ce n’est pas parce qu’un genre est réputé invendable qu’il doit être réputé illisible. L’A.O.C. « Nouvelles » ne figure d’ailleurs pas en couverture de Ultimes vérités sur la mort du nageur de Jean-Yves Masson, mais uniquement en quatrième de couverture alors que sur la page de titre, il est indiqué « récits ». C’est qu’en France, le genre... Lire la suite

Radio et télévision

« Du jour au lendemain », par Alain Veinstein, France Culture, vendredi 15 février 2008 à 23 h 30