L’Exercice différé de la philosophie
À l’occasion de Deleuze

Philosophie

96 p.

11,66 €

ISBN : 978-2-86432-310-5

Parution : avril 1999

Ce n’est pas livre sur Deleuze mais, à son occasion, quelques réflexions simplement. Et puisqu’il fut « historien de la philosophie », on s’intéresse d’abord à la drôle de façon dont il usa de cette discipline – elle-même, au reste, assez drôle –, qui longtemps lui fit masque, derrière quoi il put retarder l’offre de ses propres pensées. Qu’il y fallût, comme on montre, la manière et l’art exquis du faussaire importe moins, somme toute, que la question que soulève la possibilité même de ce retard : qu’est-ce, en effet, que la philosophie en personne, pour tolérer que son exercice soit différé ?
Comme les histoires de Deleuze, ensuite, s’inventent grâce à plusieurs catégories dont il est douteux que la métaphysique ne les rencontre pas nécessairement (immanence, multiplicité, vie, etc.), il était certainement opportun d’évaluer celles-ci, jusqu’aux conséquences vulgaires qu’elles emportent, et de peser, à rebours, les effets qu’engendrent les catégories directement hostiles (transcendance, unité, dialectique, etc.).
Si bien que, parti pourtant d’un pas prudent, on a dû arriver à quelques décisions un peu brutales – dont heureusement un nom simple, après tout, résume et paraphe le choix : matérialisme.