des_premiers_principes
Des premiers principes
Apories et résolutions

Philosophie

Introduction, notes et traduction du grec par Marie-Claire Galpérine

816 p.

29,41 €

ISBN : 978-2-86432-055-5

Parution : décembre 1987

Damascius, qui vécut au VIe siècle, est le dernier grand nom de l’histoire de la pensée grecque. Le traité Des derniers principes est l’œuvre maîtresse du philosophe. Toutes les apories auxquelles se heurte la pensée quand elle s’efforce de remonter aux principes fondateurs et, au-delà de l’un lui-même, jusqu’à l’indicible absolu, sont ici posées avec une force singulière. L’aporie fondamentale naît de la contradiction impliquée dans la notion même d’un principe absolu. Et la grande question est bien : comment se peut-il qu’hors d’un, il y ait autre chose ? D’où vient qu’il y ait du pluriel et du divers ? Ce que Damascius voudrait nous faire entendre, c’est ce frémissement initial, cette immense rumeur indistincte qui précède le concert universel. Tenter d’être là quand rien n’est encore et que tout se sépare, c’est le suprême effort de la pensée. Mais elle arrive toujours trop tard et ne réussit pas à suspendre le moment du passage.
Cette œuvre représente l’ultime effort de la pensée grecque pour tenter de répondre à ce qui fut pour elle la question philosophique par excellence : à quelles conditions le discours est-il possible ? Et tout s’achève par ce mot : to ouden, le rien. Le néant nous renvoie au principe indicible de tout. L’au-delà de l’un et l’en-deçà de la matière désignent les deux limites du mouvement de l’âme. L’univers du discours s’étend entre ces deux abîmes. Il y a deux néants comme il y a deux silences : celui d’où naît la parole et celui en qui elle vient mourir quand il n’y a plus rien à dire.

Revue de presse

Préfaces, avril-mai 1988

On semblait condamné à lire Damascius (VIe siècle) en bibliothèque, dans une édition et une traduction presque centenaires, lorsqu’est paru en 1986 le premier tome d’une nouvelle édition des Premiers principes dans la collection Budé (Belles Lettres). Et voici qu’aujourd’hui M.-C. Galpérine nous propose la traduction intégrale de ce texte. Plus qu’un effet du hasard, c’est... Lire la suite

Le Monde, 8 juillet 1988, par Roger-Pol Droit

Fleurs savantes

[…] Mis à part son surnom, on ne sait presque rien de la vie de ce philosophe « de Damas ». Damascius fut, si l’on veut, le dernier des Grecs. En 529 après Jésus-Christ, il dirige l’école d’Athènes, quand un décret de Justinien interdit l’enseignement aux hérétiques, aux juifs et aux païens. Cet héritier de... Lire la suite