Écrire, traduire, en métamorphose

Critique, linguistique

96 p.

13,50 €

ISBN : 978-2-86432-773-8

Parution : octobre 2014

Extrait

Une première approche du phénomène de la traduction tendrait à donner d’elle une image plus homologuée que celle de l’écriture, plus proche de ce qu’on nomme d’ordinaire transmission, et qui suppose un contenu : traduire, c’est bien sûr se mesurer à un texte préexistant (énorme évidence bonne à rappeler pour en mesurer toutes les implications). C’est donc éloigner un peu le vertige de l’informel, du texte censé surgir ex nihilo.

Mais d’un examen plus approfondi, il résulte vite que traduire c’est affronter, tout autant que le texte original et de façon plus taraudante, les spires, abîmes et silences de sa propre langue, en une expérience dont l’intensité et la légitimité n’entretiennent pas une relation hiérarchique avec celles de l’écriture première.

Revue de presse

La Nouvelle Quinzaine littéraire, 29 novembre 2014, par Sophie Ehrsam

Traduire, c’est écrire

Les éditions Verdier, dont l’intérêt pour les questions de traduction n’est plus à démontrer, rassemblent dans cet ouvrage des textes de Bernard Simeone, grand traducteur de l’italien : articles, entretien, conférence. Artisan de la langue mais aussi connaisseur des écrits théoriques sur la traduction dont il constate la multiplication, il livre sur... Lire la suite

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