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La Petite Lumière

Terra d’altri

Roman. Traduit de l’italien par Laurent Lombard

128 p.

14,00 €

ISBN : 978-2-86432-769-1

Parution : septembre 2014

« Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant » : ainsi commence La Petite Lumière. C’est le récit d’un isolement, d’un dégagement mais aussi d’une immersion. Le lecteur, pris dans l’imminence d’une tempête annoncée mais qui tarde à venir, reste suspendu comme par enchantement parmi les éléments déchaînés du paysage qui s’offrent comme le symptôme des maux les plus déchirants de notre monde au moment de sa disparition possible.

L’espace fait signe par cette petite lumière que le narrateur perçoit tous les soirs et dont il décide d’aller chercher la source. Il part en quête de cette lueur et trouve, au terme d’un voyage dans une forêt animée, une petite maison où vit un enfant. Il parvient à établir un dialogue avec lui et une relation s’ébauche dans la correspondance parfaite des deux personnages. Cette correspondance offre au narrateur l’occasion d’un finale inattendu.

La petite lumière sera comme une luciole pour les lecteurs qui croient encore que la littérature est une entreprise dont la portée se mesure dans ses effets sur l’existence.

 

Cet ouvrage a reçu le Prix de la Librairie Nouvelle (Voiron) 2014 et le Prix des Rencontres à Lire de Dax 2015.

Extrait

Le soleil vient tout juste de s’effacer derrière la ligne de crête. La lumière s’éteint. En ce moment, je suis assis à quelques mètres de ma petite maison, face à un abrupt végétal. Je regarde le monde sur le point d’être englouti par l’obscurité. Mon corps est immobile sur une chaise en fer dont les pieds s’enfoncent de plus en plus dans le sol, et pourtant, de temps en temps, j’ai le souffle coupé, comme si je chutais, assis sur une balançoire aux cordes fixées en quelque endroit infiniment lointain de l’univers.

Le ciel est traversé par les dernières hirondelles qui volent, çà et là, comme des flèches. Elles passent en rase-mottes au-dessus de moi, s’abattant tête la première sur de vastes sphères d’insectes suspendus entre ciel et terre. Je sens le vent de leurs ailes sur mes tempes. Je vois distinctement devant moi le corps noir, plus caréné et plus grand, de quelque insecte englouti par une hirondelle qui le suivait le bec grand ouvert en lançant des cris. Le silence est tel que j’arrive même à entendre le craquement de son corps qui continue à souffrir, broyé et démembré, dans le corps de l’autre animal qui remonte grisé dans le ciel.

 

 

Revue de presse

Blog Le Monde, 24 janvier 2016, par Kate Lerigoleur

« La Lucina » – Un roman, un film. Antonio Moresco – Un auteur, un acteur.

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Transfuge, février 2015, par la Librairie La Machine à lire (Bordeaux)

Il s’est retiré du tumulte du monde dans une maison isolée, le premier village à proximité est un « village fantôme », celui qui vit encore est beaucoup plus loin. Progressivement, il réalise que la nature aussi a son propre tumulte, qu’elle est un mystère intrigant, que rien ne résiste à son envahissement. Et puis chaque soir,... Lire la suite

L’Obs, 4 décembre 2014, par Véronique Cassarin-Grand

« Il n’y a, en tous lieux, que cette pullulation désespérée de vie et de mort à travers le temps, l’espace, que cette imagination désespéré… » Un homme solitaire et vieillissant a élu domicile dans un hameau de montagne abandonné. Intrigué par une petite lumière qui s’allume chaque nuit sur l’autre versant de la vallée,... Lire la suite

Le Monde des livres, 5 décembre 2014, par Fabio Gambaro

Magie sombre

Dans un hameau abandonné, un homme désireux de « disparaître » vit seul au milieu des montagnes. Toutes les nuits, il voit une petite lumière s’allumer dans les bois de l’autre côté de la vallée. Étrange luciole, cette source lumineuse l’interroge et l’intrigue. Il part à sa recherche et découvre une petite maison... Lire la suite

Notes bibliographiques, décembre 2014

« Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant. » Ainsi débute l’histoire d’un homme perdu dans sa solitude au milieu d’une forêt dense et sombre. Assis sur une chaise devant sa maison, il aperçoit une lumière qui s’allume tous les soirs à la même... Lire la suite

Le blog de Patrick Robel, 9 novembre 2014

Une petite lumière d’Antonio Moresco

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Le Canard enchaîné, 5 novembre 2014, par André Rollin

Antonio Moresco, né à Mantoue en 1945, est un auteur italien d’une grande discrétion et de haute tenue. Il est « venu pour disparaître dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant. »

Mais au loin, derrière les arbres, derrière les collines, il aperçoit une « lumière » qui semble venir... Lire la suite

Par Renaud Musseau, Librairie Le Point de Côté (Suresnes), novembre 2014

Dans La Route de McCarthy, le drame a déjà eu lieu, ici, le drame est à venir, attendu, pressenti d’abord par la nature anxieuse, la forêt aux aguets. Il semble y avoir peu d’Hommes sur cette terre, certainement retranchés dans une indicible angoisse. De toute façon, eux ne font qu’habiter un lieu dont ils ne... Lire la suite

Psychologies, novembre 2014

Avec sa prose délicate, Antonio Moresco nous invite à un voyage aux confins du fantastique. Le narrateur de cette courte histoire, étonné par « une petite lumière » qu’il aperçoit depuis la maisonnette dans laquelle il s’est retiré, décide de découvrir ce qu’elle est. Le suivre dans ses explorations, c’est faire d’étranges rencontres. Quelle est... Lire la suite

L’Écho, 25 octobre 2014, par Sophie Creuz

Vivre et mourir dans un même élan

La Petite Lumière, un texte court, qui viendra peut-être trouver sa place dans un roman plus important, est pourtant loin d’être une esquisse. C’est une merveille de style, d’une troublante profondeur, qui tinte longtemps dans le souvenir du lecteur. Un son ténu, assourdi comme une cloche d’école venue... Lire la suite

Télérama, 22 octobre 2014, par Nathalie Crom

Entre fable et roman métaphysique, Antonio Moresco esquisse, de son trait précis, le portrait d’un homme avide de solitude, submergé par la nature.

« Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant. Le soleil vient tout juste de s’effacer derrière la ligne de crête.... Lire la suite

La Montagne, Mag dimanche, 19 octobre 2014, par Daniel Martin

Passer de l’autre côté

Philosophie et fantastique.

Les frontières existent encore. Très connu en Italie où il est considéré comme un auteur majeur et couvert d’éloges, Antonio Moresco arrive tardivement en France avec cette première traduction, La Petite Lumière. Roman d’une grosse centaine de pages, dont la tonalité fait d’abord penser à cet autre... Lire la suite

Charybde 27 : le blog, 2 octobre 2014, par Hugues Robert

Une lumière dans la forêt, la nuit, comme le dernier fanal d’un monde qui s’effacerait

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La Revue littéraire, nº 55, automne 2014, par Claudio Morandini

En Italie, à l’occasion de la sortie de La Lucina, les éditions Mondadori l’avaient défini comme un livre à mi-chemin entre Leopardi et Le Petit Prince. La première comparaison est correcte, comme nous le verrons ; la deuxième est seulement apparente, et disparaît dans la deuxième partie du roman.

En tant qu’écrivain, Antonio Moresco se consacre... Lire la suite

Page des libraires, automne 2014, par Olivier Badoy, Librairie des Cordeliers (Romans-sur-Isère)

Un homme solitaire décide de se couper du monde en se retirant dans un hameau hors du temps, dont les rues, presque toujours désertes, témoignent à peine d’une hypothétique présence humaine. Au cœur d’une nature intime, toute-puissante et délicate, le voilà spectateur des détails, minuscules et émouvants, que lui offrent plantes, arbres et animaux, et... Lire la suite

Livres hebdo, 12 septembre 2014, par Alexandre Fillon

L’isolé

Verdier fait découvrir l’œuvre d’Antonio Moresco grâce à un court roman.

À son éditeur, Antonio Moresco a présenté La Petite Lumière comme une « petite lune qui s’est détachée de la masse encore en fusion » de son prochain roman. L’entame donne le ton. « Je suis ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert... Lire la suite

Le Matricule des anges, septembre 2014, par Thierry Cecille

Entre poème en prose et conte de fées, Antonio Moresco nous offre une méditation sensible sur la destruction et la renaissance, à jamais liées.

Pour une raison qui demeurera inconnue – simple lassitude, choix existentiel plus réfléchi ? – le narrateur de ce récit court et dense vit seul dans un hameau déserté de quelque massif montagneux. Il ne... Lire la suite

Radio et télévision

« Zone critique », coup de cœur de Jean-Michel Mayer (à 48:40), Espace 2 (RTS), 31 janvier 2016.

« La Dispute », par Arnaud Laporte, France Culture, vendredi 26 décembre 2014, de 21h à 22h