la_prime_lumiere
La Prime Lumière

Terra d’altri

Roman. Traduit de l’italien
par Laurent Lombard

128 p.

15,00 €

ISBN : 978-2-86432-862-9

Parution : mars 2016

C’est vrai : elle est morte. Elle, c’est la mère du narrateur. Originaire d’un petit village de Calabre, issue d’une famille pauvre, mariée de force, partie s’installer dans le nord de l’Italie, loin du courroux familial, afin de porter jusqu’à terme l’enfant qui était en elle, le fruit du mal – un viol. Cet enfant, c’est Emanuele. Dont la vie bascule lorsque, trentenaire, sa mère meurt soudainement.

Le texte est une prise de conscience radicale qui devient un long cri de désespoir où le narrateur tente de reconstruire la figure de la mère morte, chante son amour et son déchirement, plongeant dans les souvenirs, les regrets, dans les histoires et les confidences maternelles. C’est le cri de douleur d’un fils abandonné, trahi par une mère qui a fui dans la mort, coupable et adorée, impardonnable. C’est aussi le cri de révolte d’un écrivain contre le sort des pauvres impitoyablement délaissés par Dieu et par les hommes. Le récit est empli d’un sentiment de solitude infinie et de colère, il a la profondeur d’une douleur sans larmes.

Extrait

 

Revue de presse

Le Matricule des anges, avril 2016, par Thierry Cecille

Le livre de la mère

Aux pieds de la mère morte souffre le fils survivant. Du fond de cet abîme Emanuele Tonon chante une déploration.

« Stabat Mater dolorosa / Juxta crucem lacrimosa / Dum pendebat Filius »  ̶  « La Mère, pleine de douleur, se tenait / près  de la croix, en pleurs /alors... Lire la suite