Le Prolongement du point
Voyages littéraires

Slovo

Récit traduit du russe par Françoise Lesourd

576 p.

30,00 €

ISBN : 978-2-86432-757-8

Parution : mars 2015

Prolonger le point, c’est cesser d’avoir Moscou pour seul centre et se tourner aussi bien vers l’Europe que vers les steppes et leur immensité, c’est le refus du repli, la pensée en mouvement. C’est refaire, parfois les pieds dans la boue, les voyages de Karamzine ou de Tolstoï, pleurer Lenz, tenter d’oublier Pouchkine et comprendre enfin qui il est. C’est traverser sans timidité des oeuvres inconnues et rêver de s’y plonger. Puis embarquer sur l’Espérance pour la première expédition maritime russe autour du monde, y croiser un orang-outang et le désastreux neveu de Tolstoï. C’est bercer le tsar russe. Tracer des lignes de symétrie ou de fuite, suivre les méandres de l’errance, jongler avec des instruments d’optique, changer de focale ou de prisme. C’est être pris dans un joyeux tourbillon d’érudition, arpenter sans relâche l’espace créé par le mot, dynamiter le temps, bousculer les catégories, sauter par-dessus les frontières, penser, penser encore. C’est l’exercice de la liberté.

Extrait

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Revue de presse

La Liberté, 22 août 2015, par Alain Favarger

Deux Russes à l’avant-garde

Andreï Baldine. Dans un essai dense, l’architecte moscovite montre comment Karamzine et Pouchkine ont fait de la langue russe l’instrument d’une littérature en mouvement.

L’espace ouvert aux essais s’est réduit dans le champ littéraire. Le public les boude et n’a d’yeux doux que pour le roman, cette Chimène sans âge,... Lire la suite

Libération, 12 mars 2015, par Frédérique Roussel

Si l’essai du Russe Andreï Baldine, qui travaille sur l’espace considéré comme phénomène mental et lié au processus de création, n’a rien à voir avec le document de don émotionnel de Victor Lebrun, il propose une lecture géographique qui trouve un écho dans le parcours du « secrétaire » bilingue, à moitié russe pendant cinquante... Lire la suite