Black Village

Collection jaune

Narrats.

208 p.

16,00 €

Epub : 11,99 €

ISBN : 978-2-86432-932-9

Parution : août 2017

« Un moment, pour nous, cela pouvait représenter plusieurs minutes, ou quelques semaines, ou encore nettement plus. »

Tassili, Goodmann et Myriam. Deux hommes et une femme en guenilles, anciens poètes, anciens membres du service Action qui se connaissent à peine. Ils cheminent dans l’obscurité qui suit leur décès. La route est interminable et monotone. Ils doivent apprendre à marcher ensemble dans ce monde sans lumière où ils affrontent non seulement les ténèbres, mais aussi des bizarreries du temps, car celui-ci ne s’écoule pas de façon familière. Il s’étire ou se rétrécit, mais surtout il s’interrompt, il « n’aboutit pas ». Pour essayer de poser des repères dans la durée de leur voyage, ils se racontent des histoires. Ils aimeraient que les récits qu’ils inventent se gravent dans leurs mémoires et dessinent peu à peu un calendrier et des souvenirs qui accompagneraient leur progression vers la fin. Or, quel que puisse être le contenu de leurs histoires – aventures trépidantes, violence, vengeance, rêves, missions criminelles, explorations fantastiques –, tout s’interrompt en plein cœur de l’action. Les images naissent, couleurs et anecdotes flamboient, mais soudain une force mystérieuse intervient et cisaille impitoyablement la narration. De nouveau et en un instant, le noir se fait. Les narrats deviennent des interruptats, le roman devient une chambre d’échos.

Quant à Tassili, Goodmann et Myriam, ils poursuivent leur longue marche sans savoir si un jour ils vont s’éteindre, ni si l’extinction durera le temps d’un claquement de doigts, ou mille ans.

Revue de presse

Lire, octobre 2017, par Baptiste Liger

[…] L’auteur français propose, à travers son œuvre, une version très personnelle de cette production russe, sous le signe d’un nouveau genre : le « post-exotisme ». Il vient ainsi de faire paraître, sous le pseudonyme de Lutz Bassmann, l’étrange et fascinant Black Village. Trois individus, entre vie et mort, déambulent dans un décor ténébreux... Lire la suite

L’Opinion, 12 septembre 2017, par Bernard Quiriny

Vous ne trouverez pas la photo de Lutz Bassmann sur la couverture de son nouveau roman, et pour cause : derrière Bassmann se cache Antoine Volodine, grand amateur d’hétéronymes. Il a publié plusieurs livres sous d’autres noms tout aussi bizarres, tels qu’Elli Kronauer et Manuel Draeger ; Volodine (qui écrit lui-même… sous pseudonyme !) se considère un peu... Lire la suite

L’Humanité, 31 août 2017, par Alain Nicolas

Le temps inabouti des histoires interrompues

Dans un au-delà indistinct, trois combattants vaincus tentent en racontant des récits de se créer des repères.

Dans un espace noir, d’une obscurité totale, charbonneuse, trois êtres poursuivent un voyage commencé depuis un temps dont la notion même est perdue. À certains indices, on comprend qu’ils ne sont... Lire la suite

Politis, 30 août 2017, par Anaïs Héluin

Apocalypse toujours : À travers une succession d’incipits, Lutz Bassmann, hétéronyme d’Antoine Volodine, raconte une migration surréaliste. Imaginé et pratiqué par Antoine Volodine depuis ses premiers romans, le « post-exotisme » est une source intarissable de dystopies. La preuve dans Black Village, signé Lutz Bassmann, nom utilisé par l’auteur pour ses publications chez Verdier. Comme... Lire la suite

Livres Hebdo, 16 juin 2017, par Sean James Rose

Temps morts

Lutz Bassmann, hétéronyme d’Antoine Volodine, nous plonge dans un monde de ténèbres post-apocalyptique et au temps suspendu.

Tout commence dans le noir, ou presque. Goodmann a gardé sur lui des sachets de poudre spéciale qui permet d’éclairer. Il dépose au creux de sa main calleuse les « suifs photogènes » qui s’embrasent... Lire la suite

Radio et télévision

« Par les temps qui courent », par Marie Richeux, France Culture, 14 septembre 2017.