poetique_du_traduire
Poétique du traduire

Verdier/poche

Première édition 1999

608 p.

17,00 €

ISBN : 978-2-86432-677-9

Parution : avril 2012

Ce livre est une théorie d’ensemble de la traduction. Par son point de vue et son ampleur, il n’a pas d’équivalent parmi les ouvrages qui traitent du traduire.

Il propose une critique, c’est-à-dire une fondation, des principes qui relient l’acte de traduire à la littérature.

Il commence par l’examen des idées reçues, et l’histoire de la traduction en Europe, continent culturel bâti sur des traductions, à l’inverse d’autres, et bâti sur l’effacement de leurs effacements.

L’objet est de fonder la nécessité de tenir l’acte de traduire, et ses résultats, par le fonctionnement des œuvres littéraires. D’où une critique de l’étude des traductions comme discipline autonome, qui revient à la remettre à l’herméneutique, aux seules questions de sens, en méconnaissant que le langage fait autant et plus qu’il ne dit.

La question de la poétique est comment.

Seule une théorie d’ensemble du langage et de la littérature peut situer la spécificité du traduire.

Car on ne traduit pas seulement des langues, mais des textes. Si on l’oublie, cet oubli se voit. C’est ce qu’il faut montrer. L’élément déterminant est ici le rythme, et le continu.

Poétique du traduire prolonge Critique du rythme.

Une première partie établit la poétique du traduire comme éthique et politique des rapports entre identité et altérité, dans les transformations du traduire. Une seconde partie met des traductions à l’épreuve d’une poétique des textes. La théorie et la pratique sont inséparables. 

Les textes traduits vont du sacré à la poésie, au roman, au théâtre et à la philosophie. Ils passent par l’hébreu biblique, le grec ancien, le chinois classique, l’italien, l’anglais, l’allemand et le russe.

Revue de presse

La Tribune internationale des langues vivantes, novembre 2000, par J.-P. Attal

Que l’on vive actuellement un âge d’or de la traduction, cela ne fait aucun doute. Les causes en sont multiples, tout autant politiques, économiques, que scientifiques ou littéraires, et l’AELPL aussi bien que La TILV ont, depuis le début de leur existence, donné à ce domaine du langage la place légitime qui lui revient, en... Lire la suite

Le Monde, 4 juin 1999, par Pierre Lepape

Fidèle, mais à quoi ?

Dans la cent vingt-huitième des Lettres persanes, Rica raconte à Usbek la rencontre entre un géomètre follement épris de méthode et de régularité, et un traducteur. « J’ai une grande nouvelle à vous apprendre, dit le traducteur, je viens de donner mon Horace au public. — Comment !, dit le géomètre, il y a... Lire la suite

Libération, 6 mai 1999, par Jean-Baptiste Marongiu

Le sens du rythme

Penseur, il dit ce qu’il fait ; praticien, il essaie de faire ce qu’il dit. Poète, traducteur, théoricien du langage Henri Meschonnic n’a pas cessé depuis un quart de siècle de brocarder toutes les métaphysiques de l’indicible et de magnifier, non sans orgueil, les bonnes raisons du faire. Ainsi il faut considérer Lire la suite

La Quinzaine littéraire, 1er mai 1999, par Jean-Claude Chevalier

Une parole de vérité

Depuis Cluny I (1968) et Cluny II (1970), colloques de rupture célèbres à l’époque, où Henri Meschonnic saisit pour la première fois un public, l’itinéraire de ce météorite a suivi une route singulière par sa rectitude. À Cluny II, il se présentait en linguiste pour ébaucher une Poétique qu’il désignait alors... Lire la suite