Marie Claire, 1er février 2026, par Gladys Marivat

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Que les amoureux-ses des canidés passent leur chemin. Chiens, le premier roman de Julien Viteau, n’en contient aucun, hormis les deux molosses imaginaires, Keleb et Argos, qui tiennent compagnie au narrateur. Celui-ci a 15 ans, les hormones et les idées en ébullition. Très mature pour son âge, moqué par les autres élèves du lycée, il se considère comme « le phénomène ». Chiens est son carnet de bord doublé d’une méthode de(sur)vie : observer-trouver la faille et s’y engouffrer. Il la teste durant un long été passé au Touquet, où il est embauché dans la librairie d’un ami de la famille. Lecteur passionné, il réussit à convaincre les client-es qu’Hélène Cixous, écrivaine réputée cérébrale, écrit des romans de plage. Le soir venu, dans les boîtes et sur les dunes, les hommes l’attirent autant que les femmes. Le narrateur tombe amoureux, se fait des ami-es, finit au commissariat… Un concentré d’expériences et de sensations déployées dans le temps infini de la littérature.