Elle, 30 juillet 2026, par Clémentine Goldszal

Confession

« Je suis bigleuse », annonce Maylis de Kerangal en ouverture de ce tout mince volume qui zoome sur l’une de ses obsessions. Voyant mal, l’écrivaine voit pourtant clair. Elle propose, en vers libres et à partir de fragments de ses livres passés, une variation sur la fonction du regard dans l’écriture, ou sur la fonction de la phrase, ciselée pour dessiller, polie comme une lentille optique pour éclaircir la réalité.