Écran de veille, juin 2026

Ces inédits découverts après la mort à Paris en 1939 du grand romancier austro-hongrois dans la misère et la solitude, nous font voyager dans le sud de la France, en Europe orientale et en ex-Union soviétique. Joseph Roth flâne le long du Rhône, visite Nîmes, Tarascon, Avignon, « jardin de pierres rempli de fleurs minérales où pendant cinq siècles le goût le plus raffiné a régné ». Il salue « l’aristocratie intellectuelle et sociale de l’Europe qui a vécu ici », s’émerveille de la beauté et de la joie des jeunes Avignonnaises et contemple le bleu du ciel. En 1927, c’est sous les nuages de la condition juive en Galicie (où il est né), en Pologne et dans les immenses territoires russes qu’il tient son journal. Il y décrit le monde des Juifs orientaux, tiraillés entre leurs différents rêves d’exil. Vienne, Berlin, New York ou Paris ? Ah, Paris : « C’est là qu’ils deviennent des Français. Et des patriotes ! », constate l’écrivain. Poignant.