Éric Marty


Jean Genet, post-scriptum

Collection : Critique littéraire

128 pages

11,66 €

978-2-86432-460-7

février 2006

Issu de deux conférences prononcées à la suite de la parution de « Jean Genet à Chatila » en 2003, ce recueil en prolonge la réflexion à partir de deux questions. Tout d’abord celle du tabou, structure constitutive de la transaction imaginaire que Genet impose à son lecteur, ensuite celle de l’engagement politique que la logique perverse présente dans son œuvre renverse et déploie en pur semblant.
À la croisée de ces deux textes, ce qui est en jeu c’est à nouveau l’antisémitisme de Genet dans toute sa singularité et au revers d’une écriture dont la violence, opaque, entêtée, destructrice, n’est neutralisée par aucune catharsis, par aucune transaction compensatrice avec le monde, sinon celle précisément du Tabou.
La question antisémite posée dans ce recueil, loin d’être une chasse aux sorcières dont Genet serait le gibier, vise tout simplement à le lire, si le lire vraiment c’est l’ouvrir à une vérité que d’une main il tente d’écrire quand de l’autre il tente de l’aveugler, si le lire ne peut s’accomplir sans lui faire, d’une certaine manière, violence, et s’il est vrai que cette violence est la seule empathie que son écriture supporte et à laquelle elle aspire.