Célébration de la poésie

Verdier/poche

Réédition. Première édition brochée épuisée (2001)

320 p.

9,63 €

ISBN : 978-2-86432-472-0

Parution : mai 2006

Il s’agit de montrer que la poésie, contrairement à l’idée reçue qu’elle n’intéresse que les poètes ou très peu de lecteurs, concerne chacun, même s’il ne le sait pas, parce qu’elle met en jeu tout ce qu’on fait et tout ce qu’on sait du langage, donc tout ce que la société fait de chacun de nous, et que chacun fait des autres. Et il faut voir comment. C’est pourquoi la poésie est un poste d’observation privilégié sur le langage en général, sur la pensée et sur la société, et d’autant plus qu’on n’en a pas conscience. Il s’agit de réfléchir sur les choses très différentes qu’on met indistinctement dans le mot poésie.

Cette réflexion mène à une critique généralisée de ce qu’on fait et de ce qu’on dit de la poésie. Cette critique de la poésie mène à son tour à une critique de la philosophie, ou d’une certaine philosophie : réfléchir sur ce qu’est un problème poétique, et montrer que ce n’est plus une affaire d’esthétique, seulement pour amateurs de poèmes, mais une affaire d’éthique et de politique. À travers ce qu’on dit et ce qu’on fait de la poésie en France au XXe siècle, spécialement dans les quarante dernières années.

Il ne s’agit pas de faire aimer la poésie, mais de cesser d’être dupe des clichés et des falsifications qui se font passer pour de la poésie. C’est par là peut-être que la poésie retrouvera en France une place qu’elle n’a plus. Contribution au feu de joie qu’il y a à faire avec les langues de bois.

Revue de presse

La Quinzaine littéraire, polémique autour de Célébration de la poésie

La liste du sycophante

La Quinzaine littéraire, janvier 2002, par Jean-Michel Maulpoix

Jean-Michel Maulpoix, excédé par le dernier ouvrage d’Henri Meschonnic, nous envoie ce texte :

Il existait dans l’antique Athènes un personnage nommé le sycophante, accusateur professionnel, « dénonciateur livrant aux passions de la foule les citoyens éminents et surtout ceux dont elle redoutait le... Lire la suite

Le Magazine littéraire, février 2002, par Thomas Regnier

Essai au titre ironique, Célébration de la poésie  est une machine de guerre, un redoutable bolide conceptuel lancé à toute allure contre le « prêt à penser » (prétendu tel en tout cas) contemporain. Revêtant l’armure du Polémiste, Henri Meschonnic entend dénoncer une absence de pensée sur la poésie, une « carence de la théorie du langage », lesquelles... Lire la suite

Le Monde, 23 novembre 2001, par Patrick Kéchichian

L’amour de la poésie comme désert du poème

Périodiquement, le paysage de la poésie française est secoué par de grands ouragans, des remises en question tempétueuses, des crises centrales d’identité… Henri Meschonnic, infatigable théoricien du rythme, traducteur émérite de plusieurs chapitres de la Bible – récemment des Psaumes –, poète lui-même, vient d’entrer en guerre, au nom... Lire la suite

Page des libraires, janvier 2002, par Nicolas Vives, Librairie Ombres blanches (Toulouse)

Célébration de la poésie : le titre est ironique car c’est justement contre l’idolâtrie qu’il faut se battre pour sauvegarder la poésie. L’amour que la poésie contemporaine se porte à elle-même tue le poème. Il faut donc comprendre que Meschonnic ne fera pas ici l’éloge de la poésie ; sa démarche en sera d’autant plus salvatrice. Le... Lire la suite

Parages, printemps 2002, par Charles Stépanoff

Le veau dort

On reproche aux Russes de garder dans plus d’une ville des places Lénine et des rues soviétiques. À notre échelle, il serait temps de songer à nous débarrasser de nos salles Barthes. Certes, il faut bien de l’audace même à un Meschonnic pour affirmer que « le formalisme structuraliste a été un grand... Lire la suite

Revue Poésie, premier trimestre 2002, par Jacques Roubaud

Henri Meschonnic s’auto-célèbre

1 – Henri Meschonnic n’est pas content.Henri Meschonnic n’est pas content. Pas content ? C’est peu dire. Il est furieux, il enrage, il bout littéralement. La France est en danger. À cause des poètes. Ils ne font pas ce qu’il faut, et ils font ce qu’il ne faut pas. Henri Meschonnic n’arrêtait pas... Lire la suite