L’Être et le neutre
À partir de Maurice Blanchot

Philosophie

320 p.

19,27 €

ISBN : 978-2-86432-331-0

Parution : janvier 2001

Nous vivons parfois cette expérience impossible : l’effondrement du monde, l’ouverture de l’abîme. Faisant l’épreuve de cette dépossession, nous sommes soumis à l’extrême souffrance où tout sens semble irrémédiablement suspendu.
C’est cela que Blanchot circonscrit sous le nom de « nuit » et qu’il s’efforce de prolonger dans une pensée du neutre. Prendre au sérieux cette pensée, lui demander ses raisons, tel est le dessein de ce livre. Il engage indissolublement un autre enjeu : affronter l’épreuve elle-même, dont le mot de « nuit » est le signe, la transformer en question. Peut alors commencer un travail sur une certaine époque de la pensée : ouverte par son attention à l’irréductibilité de la « nuit », elle s’était très largement reconnue en Blanchot.
Trois cercles concentriques donc, disposés autour d’une unique interrogation : la pensée peut-elle accueillir l’abîme ?
Qu’elle ne le puisse pas, peut-être faut-il le conclure, mais cette impossibilité réclame d’être établie, et non simplement présupposée.

Revue de presse

Philosophie, décembre 2002, par Jérôme de Gramont

Note de lecture

Peut-être étions-nous quelques-uns à attendre ce livre, ou ne pas oser l’écrire. Nous que la lecture de Blanchot accompagnait depuis des années, dans l’approche de l’espace littéraire, mais aussi, par la force des choses, même si de manière plus secrète, dans notre explication avec l’affaire de la pensée. Approche, le mot n’est... Lire la suite

Le Magazine littéraire, avril 2001, par Raymond Bellour

Marlène Zarader entend poser à la philosophie actuelle, et de façon proprement philosophique, la question qui lui semble en être devenue le cœur, et ceci « à partir de Maurice Blanchot », qui seul sut en permettre la formulation : « Peut-on accueillir la nuit ? » Ou aussi bien : « De quelle manière la pensée peut-elle se souvenir du dehors, sans... Lire la suite

Études, avril 2001, par Jacques Rolland

Quiconque connaît les précédents livres de Marlène Zarader (Heidegger et les paroles de l’origine, 1986 ; La Dette impensée. Heidegger et l’héritage hébraïque, 1990) pouvait s’attendre à ce que, s’attaquant à Blanchot, elle nous donnât un bon livre. Il est excellent. Elle met toute la puissance de son esprit au service de la tâche qu’elle s’est assignée : penser cette pensée... Lire la suite

Le Mensuel littéraire et poétique, mai 2001, par Véronique Bergen

Comment la pensée peut-elle prendre en charge l’expérience de la nuit, de l’abîme, rendre justice à ces événements extrêmes que sont l’épreuve d’un sens absent, d’un retrait du monde qui défont langage et sujet ? La nuit, la souffrance, la mort peuvent-ils être inscrits dans la philosophie sans que leur altérité radicale ne soit aussitôt relevée... Lire la suite

Libération, 12 avril 2001, par Robert Maggiori

Retiens la nuit

À partir de Maurice Blanchot : la pensée hantée par ce qu’elle ne peut saisir.

Que dit-on et que voit-on exactement lorsqu’on dit qu’on ne voit « rien »? Comment « rien » peut-il être vu ? Quand on (ne) voit « rien », on voit évidemment quelque chose, et précisément que la chose (qu’on cherche, qu’on attend, qu’on... Lire la suite

Présentation par Marlène Zarader

Le thème

Ce livre est né d’un double constat. 1. Maurice Blanchot a puissamment marqué son temps : chacun se réfère à son œuvre, peu la contestent, beaucoup s’en sont nourris, surtout parmi les philosophes. Foucault, Deleuze, Derrida, Lévinas ont dit leur dette à son égard ; Heidegger lui-même vit en lui, si l’on en croit Bataille,... Lire la suite

Radio et télévision