Giacomo Todeschini


Richesse franciscaine

De la pauvreté volontaire à la société de marché

Collection : Verdier/poche

Traduit de l’italien par Nathalie Gailius et Roberto Nigro

288 pages

14,00 €

978-2-86432-549-9

septembre 2008

Adeptes d’une pauvreté rigoureuse et évangélique, les franciscains sont paradoxalement amenés, du fait précisément de ce choix « scandaleux », à examiner toutes les formes de la vie économique qui se tiennent entre la pauvreté extrême et la richesse excessive en posant la distinction entre propriété, possession temporaire et usage des biens économiques.
Selon quelles modalités les chrétiens doivent-ils s’approprier l’usage des biens terrestres ? Pour répondre à cette question, les franciscains furent nombreux, depuis le treizième siècle, à écrire sur la circulation de l’argent, la formation des prix, le contrat et les règles du marché.
Dans ce cadre, la figure du marchand actif, qui sait faire fructifier par son travail et son commerce un capital –  en soi dépourvu de valeur  – s’affirme positivement dans la mesure où elle contribue à la croissance d’un « bonheur citadin ». À l’opposé, la figure du propriétaire foncier, du châtelain, de l’aristocrate qui conserve pour lui-même, thésaurise et ne multiplie pas la richesse apparaît comme stérile et sous un jour négatif.
La réflexion franciscaine est donc à l’origine, avant même l’éthique protestante étudiée par Max Weber, d’une grande partie de la théorie économique européenne et, en particulier, de l’économie politique qui considère que les richesses de ceux qui forment la communauté civile sont une prémisse fondamentale du bien-être collectif.

Nonfiction, 13 mars 2009, par Patrick Boucheron

Le franciscanisme et l’éthique du capitalisme

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Le Journal du dimanche, 21 décembre 2008, par Jean-Maurice de Montremy

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Le Magazine littéraire, décembre 2008, par Jean-Baptiste Marongiu

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« La Fabrique de l’histoire », par Emmanuel Laurentin, France Culture, mercredi 14 mars 2012 de 9h06 à 10h