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Les Œuvres de miséricorde

Collection jaune

160 p.

14,00 €

Epub : 9,49 €

ISBN : 978-2-86432-687-8

Parution : août 2012

Donner à manger à ceux qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, loger les pèlerins, visiter les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts : tels sont les impératifs moraux édictés par l’Église sous le nom d’œuvres de miséricorde, que le Caravage a illustrés dans un tableau conservé à Naples, et dont tous ceux nés en culture chrétienne sont imprégnés, même s’ils ne les connaissent pas. Ces injonctions morales sont ici mises à l’épreuve de l’expérience – réelle ou imaginaire.

«  Il m’a fallu comprendre comment le Corps Allemand, majuscules à l’appui, après être entré à trois reprises dans la vie française par effraction (1870, 1914, 1939), continue à façonner certains aspects de notre existence d’héritiers de cette histoire. Chemin faisant, j’ai tenté d’y voir un peu plus clair dans les violences que les hommes s’infligent – historiques, guerrières, sociales, individuelles, sexuelles, massivement subies mais de temps à autre, aussi, consenties –, dont l’art et la sexualité sont le reflet et parfois la splendide, indépassable, bienheureuse expression, et de les lier du fil de cet impératif de miséricorde qui fonde notre culpabilité pour être, de tout temps et en tous lieux, battu en brèche.  »

 

Cet ouvrage a reçu le prix Décembre 2012.

Extrait

 

Le chapitre VI lu par l’auteur (festival des Correspondances, Manosque, 2012) : écouter.

 

 

Revue de presse

Spirale, été 2013, par Martin Hervé

La chair et le signe

Parfois, écrire revient à bâtir un livre comme on érigerait un mausolée de mots afin d’y ensevelir les corps perdus de la mémoire. La littérature est alors un caveau impossible à refermer car s’y bousculent les voix inapaisées de ceux dont le temps a effacé le nom. C’est à cette... Lire la suite

Études, février 2013, par Guilhem Causse

Les Œuvres de miséricorde ? Issues de l’Évangile selon Saint Matthieu, au chapitre 25, leur source n’en est pas moins, pour notre narrateur, la composition du même nom peinte par Caravage. Dans ce texte se tissent fiction et réalité. Les chairs s’entremêlent, celles des hommes du passé violent, du présent aimant et de l’avenir incertain. Œuvres... Lire la suite

Télérama, 31 octobre 2012, par Michel Abescat

Qu’est-il donc allé chercher sur les routes d’Allemagne, le narrateur de ce texte subtil et précieux, infiniment humain, érudit et sulfureux ? Qu’est-il donc allé chercher sur les chemins tortueux de l’histoire, cet homme à la mémoire si lourde ? Des bribes de réponses à des questions incommensurables ? Une quête d’amour et de sexe comme défi à... Lire la suite

Le Monde des livres, 12 octobre 2012, par Nils C. Ahl

Ceci est le corps

Soldat allemand ou bourreau du Caravage, morts et vivants, il faut au narrateur des Œuvres de miséricorde les toucher tous.

Difficile de dire à quel genre appartient véritablement ce texte, l’un des meilleurs de cette rentrée française : en équilibre entre les registres, ni tout à fait récit, ni vraiment essai, il n’est... Lire la suite

Page des libraires, octobre-novembre 2012, par Olivier Renault, Librairie L’Arbre à lettres (Paris 14e)

Œuvres de chair

Pendant longtemps, « coucher avec les Boches » était le summum de la trahison. Soixante-quinze ans durant, l’Allemagne a été l’ennemi héréditaire. Trois guerres, l’extrême violence, les territoires confisqués, les redditions honteuses… tous ces éléments se conjuguaient pour perpétuer la haine de notre voisin. Même si l’Allemagne est maintenant notre alliée, ce sont ces... Lire la suite

Les Lettres françaises, 4 octobre 2012, par René de Ceccatty

Les corps aimés et suppliciés de Riboulet

En commençant le livre de Mathieu Riboulet, on ressent un embarras, car on croit en percevoir rapidement l’enjeu : il va être question de l’Allemagne, de ce que représente l’Allemagne pour un écrivain français d’une cinquantaine d’années, élevé à la campagne dans le souvenir de nombreuses guerres. L’Allemagne, dit-il... Lire la suite

La Quinzaine littéraire, du 1er au 15 octobre 2012, par Hugo Pradelle

La miséricorde corporelle

Un récit hybride qui fait s’entrecroiser l’expérience intime, la mémoire collective, le savoir érudit ; et réfléchit leur inscription dans le mouvement angoissé d’une vie hantée par les épreuves, qui nous rappelle que « nous risquons toujours tout ».

« Donner à manger à ceux qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont... Lire la suite

L’Express, 27 septembre 2012, par Marianne Payot

Mathieu Riboulet, hanté par les victimes du nazisme

Dans Les Œuvres de miséricorde, Mathieu Riboulet se livre, sur les chemins de l’Allemagne, à une magistrale méditation sur les morts des guerres passées.

Un. Tu ouvriras le livre de Mathieu Riboulet ; 2. Tu ne le refermeras pas avant la fin ; 3. Tu pleureras toi aussi les morts... Lire la suite

Le Canard enchaîné, 26 septembre 2012, par Igor Capel

Les lois de l’hospitalité

Dans Les Œuvres de miséricorde, Mathieu Riboulet fait l’offrande de son corps pour la réconciliation des peuples.

Le narrateur de ce texte, qui sent peser sur ses épaules l’encombrante mémoire du siècle dernier, décide de déchirer le voile pour « tenter d’y comprendre quelque chose » et en finir avec les cauchemars qui le... Lire la suite

Têtu, septembre 2012, par Gildas Le Dem

Mathieu Riboulet au corps à corps

Écrivain du désir, Mathieu Riboulet soumet dans Les Œuvres de miséricorde les corps et les cœurs à la mitraille de la guerre, la Grande, et à la corruption du colonialisme. Parce que l’amour n’échappe jamais à l’histoire.

Le nouveau roman de Mathieu Riboulet affronte l’histoire dans sa forme la plus... Lire la suite

Télérama, 25 août 2012, par Marine Landrot

[…] Les guerres du passé peuvent parfois peser très lourd sur des générations, bien après la signature des armistices. Loin des conflits contemporains, certains romanciers de cette rentrée littéraire mettent leurs pas dans les traces laissées par les deux guerres mondiales, et observent les frissons qui continuent de naître sur la peau des descendants, des... Lire la suite

Livres hebdo, 29 juin 2012, par Jean-Claude Perrier

Caravagesque

Méditation sur l’amour et la mort, exaltation des corps : un texte âpre et envoûtant.

Mathieu Riboulet est né en 1960, c’est-à-dire pas si loin de la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui le hante depuis toujours, comme les deux précédentes (1870 et 1914-1918) qui virent se déchirer l’Allemagne et la France. Porté... Lire la suite

Minute, 21 novembre 2012, par Joël Prieur

Un Caravage littéraire et nihiliste

Les Œuvres de miséricorde, de Mathieu Riboulet a obtenu le prix Décembre. Occasion de pénétrer un texte étrange, entre nihilisme des corps qui s’entrechoquent et bons sentiments exacerbés, entre plaisirs homosexuels dégustés et nostalgie d’une grâce en allée.

Le prétexte de ce livre est un voyage de l’auteur en Allemagne.... Lire la suite

La République des livres, 10 novembre 2012, par Pierre Assouline

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Blog de la Librairie Ptyx (Ixelles, Belgique), 1e septembre 2012, par Emmanuel Requette

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Radio et télévision

« La Grande Table », par Caroline Broué, France Culture, mardi 15 janvier 2013, de 12h55 à 13h30

« Le Livre du jour », par Philippe Vallet, France Inter, vendredi 28 décembre 2012

« Le Carnet d’or », par Augustin Trapenard, France Culture, samedi 15 décembre 2012 de 17h à 18h

« Ouvert la nuit », par Alexandre Héraud, France Inter, jeudi 15 novembre 2012 de 22h à 22h35

« La Dispute », par Arnaud Laporte, France Culture, vendredi 26 octobre 2012 de 21h à 22h

« Des mots de minuit », par Philippe Lefait, France 2, mercredi 19 septembre 2012 à 0h25

« La Fabrique de l’Histoire », par Emmanuel Laurentin, France Culture, mercredi 29 août 2012 de 9h à 10h
« Du jour au lendemain », par Alain Veinstein, France Culture, mardi 28 août 2012 à 0h35