vermillon

Collection jaune

Photographies d’Anne-Lise Broyer. Entretien inédit avec Pierre Michon. Format : 16x22 cm, impression en couleurs sur couché 150 g, cousu, couverture anthracite marquée à chaud. En coédition avec les éditions Nonpareilles

80 p.

19,50 €

ISBN : 978-2-86432-689-2

Parution : septembre 2012

Dans ces jours de juillet, ceux d’août, de novembre  2010 et de janvier  2011, aux Cards, ce trou perdu du sud-ouest de la Creuse, étrangement c’est le gris qui m’entourait. Un gris lourd, chargé, humide, la lumière ne vint pas, ne vint jamais. Même en plein été le ciel tombait. Un écrivain est né là, en 1945, Pierre Michon.

Ce gris je l’ai bien évidemment pris pour le gris du texte, ses textes et ses mots que nous échangeons depuis presque dix ans par satellite (uniquement), des courriels, des sms, des mots qui volent. Cette série de photographies est le résultat de cette correspondance avec l’écrivain, un des préférés. Elle croise son univers et mon expérience de lectrice, elle se nourrit de nos échanges et de fragments de textes qu’il m’a envoyés. Elle est en gris et en rouge. Elle est grise et vermillon. Elle est comme tachée de petites blessures, de petits signes… La maison devient un totem autour de laquelle on tourne inlassablement dans une sorte de danse photographique…

Anne-Lise Broyer

 

Cette maison est un peu secrète. Je la porte en moi comme un noyau invisible, et y penser me donne en même temps la plus grande force et la plus grande faiblesse…

Pierre Michon

 

Revue de presse

Encres de Loire, hiver 2012-2013, par Huguette Hérin-Travers

« L’idée du livre est d’inventer un dieu […]. Comme si les Cards étaient Delphes ».

Pierre Michon, qui vit aujourd’hui à Nantes, ne craint pas les oracles ; sa propre naissance est pour lui à l’origine de la catastrophe qui a si longtemps affecté la demeure de ses ancêtres. Perdue dans les bois, aussi inexpugnable qu’un... Lire la suite

Télérama, 28 novembre 2012

Un bel entretien inédit avec l’écrivain accompagne les clichés d’Anne-Lise Broyer dans sa maison de la Creuse, « enclave de merveilleux ou de sauvagerie », pour raconter l’enfance, l’ancrage de Michon dans le paysage creusois originel.

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La Liberté, 20 octobre 2012, par Alain Favarger

La matrice de l’imaginaire

Pour la plupart des écrivains, le lien aux lieux de l’enfance reste viscéral. Car il renvoie à la matrice même de leur imaginaire, petite fabrique intérieure, source majeure d’émois et de souvenirs. Pour Pierre Michon, adepte du récit court ardemment ciselé, la maison fondatrice n’était ni un château au parc luxuriant... Lire la suite

Le Monde des livres, 26 octobre 2012, par Marielle Macé

Habiter la maison qui nous habite

Un entretien et une quarantaine de photographies, sous une couverture noire semblable à celle des carnets Moleskine où l’on cache ses croquis ou ses pensées. Voilà un livre bref, circonstanciel, mais singulier et émouvant, qui approche avec pudeur une maison, celle où est né Pierre Michon. Ce n’est pas... Lire la suite

Libération, 13 septembre 2012, par Chloé Devez

Si Vermillon renvoie aux « petites blessures » qui tachent les clichés qu’Anne-Lise Broyer a pris des Cards, la maison de Pierre Michon et des Vies minuscules, c’est à un proverbe que l’écrivain emprunte le titre de ce texte inédit. Le Chant du coucou est celui de la mère morte et il résonne partout dans ces lieux de l’enfance. Il « est le printemps... Lire la suite

Télérama, « Sortir », 3 septembre 2012, par Frédérique Chapuis

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