Bernard Simeone


Acqua fondata

Collection : Collection jaune

192 pages

14,70 €

978-2-86432-255-9

janvier 1997

Comment croire que ces contours devenus lieux communs, cette botte, cette péninsule – mots dont on voudrait écarter le cliché, peuvent encore se prêter au désir ? C’est l’amour incrédule qui convainc de faire glisser un doigt, du nord au sud, par-delà les Alpes, sur une ligne où des noms éveillent et détruisent d’un même éclair le paysage. Un portrait se dessine, fragments ou kaléidoscope, en forme de lieux, de rencontres, d’obstinée tension, contradictoire, vers l’origine. Autoportrait ? Plutôt la figure de l’artiste à la lisière du retable, comme aux temps anciens, élève et non maître du décor. Ces pages ne composent rien d’autre qu’un ordre de marche : explorer les confins du dedans, les confronter à ceux qu’on dit terrestres ou linguistiques, rassurants d’être moins difficilement repérables. Italie, depuis longtemps on doit l’écrire au pluriel, mais un singulier persiste, et les mots de Joseph Brodsky : « Vous ne savez donc jamais, lorsque vous avancez de par ces labyrinthes, si vous poursuivez un but ou si vous cherchez à vous fuir, si vous êtes le chasseur ou la proie. » Qu’importe alors si de tels instants ne font que répéter une enfance, une promesse inutile mais tenue.

La Quinzaine littéraire, 16 février 1997, par Nicole Casanova

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La Libre Belgique, 14 février 1997, par Alberte Sterck-Spinette

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